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 CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.

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Holly75
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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Sam 13 Juin - 19:37

Les Embellies d'Hiver
 Ladylike Lily, Applause, Christine and The Queens
@ L’Antipode, 10 mars 2012

Rennes

Programme




CHRISTINE AND THE QUEENS défend seule les couleurs chatoyantes d’une pop électronique fantasmatique. Mélodies entêtantes, textes puissants, décalés et décapants, Christine redonne du glamour et des paillettes au monde des Freaks.

Christine and the Queens, prend gracieusement place sur scène. Le personnage est un mélange d'humour, de provocation, et de séduction. Une voie posée sur une instrumentalisation électro, faite de beats simples, de monologues et de dialogues avec le publique. On apprécierait peut être en plus du personnage, une instrumentalisation plus recherchée.



Pour éviter les mauvaises surprises, on vous prévient tout de suite : Christine & The Queens n’est pas un groupe. Héloïse Lhetissier aka Christine a créé ce projet après une rencontre avec trois drag queens rencontrées lors d’un séjour à Londres. Marquée par cette rencontre avec celles qui deviennent ses « muses », elle crée ce projet et est rapidement repérée : en mars 2010, elle participe à la finale du prix CQFD des Inrocks grâce au public. Cette notoriété lui permet de faire dans la foulée les premières parties de The Do et Lykke Li. En 2011, elle sort un premier EP, Misericorde, bientôt suivi par Mac Abbey en janvier 2012.
La jeune nantaise se produit seule, accompagnée de son laptop sur lequel elle associe claviers (elle est pianiste de formation) et boucles synthétiques. Vêtue d’un smoking, cette touche-à-tout (théâtre, dessin…) danse et joue sur scène, avec un sens de la dérision certain. Sans oublier bien sûr cette superbe voix qu’elle pose sur un son électro-pop fait de mélodies savoureuses.
Ce samedi soir à l’Antipode, le festival des Embellies nous a, une fois de plus, concocté une soirée éclectique. Avec la confirmation des espoirs placés dans la version groupe de Ladylike Lily, et une belle révélation avec le quintet Applause.

Grosse affluence aux portes de l’Antipode ce samedi soir, pour cette quatrième soirée du festival Les Embellies. Sur le papier, il faut dire que l’affiche proposée a de l’allure : un one-woman band décalé et son électro-pop, un quintet franco-belge et son pop-rock métissé, et une chanteuse de folk qui explore des rivages plus noisy, après deux semaines de résidence sur cette même scène de l’Antipode.

Avec un laptop pour seul instrument, Christine & The Queens débarque seule sur scène. On vous avait prévenu. Ce projet est celui d’Héloïse Lhetisser, créé après une rencontre avec trois drag queens lors d’un séjour londonien. Vêtue d’un smoking, avec de magnifiques bois sur la tête : on attendait du décalé, on va être servi ! Elle lance la partie instrumentale sur son ordi, et fait face au public, avec pour seul instrument sa voix : un très joli grain de voix, qui passe des aigus aux graves avec beaucoup d’aisance.

Musicalement, les enregistrements sont majoritairement électro-pop, avec des influences eighties marquées. Elle danse de manière masculine, en poussant (forcément) le trait, mime, sort une paire de ciseaux (son « petit ami »), blague avec le public, avec un soupçon de provocation. C’est plutôt agréable à écouter (et à voir), mais il nous manque ce petit plus pour nous emballer : plus exactement, il nous manque ce petit moins…

Quand on fait du « décalé », on peut effectivement être complètement barré, on y va à fond et ça fonctionne. Mais quand on joue ce type de personnage en forcant le trait, on risque de tomber dans le sur-jeu. On ne remet pas en question le petit grain de folie qui existe chez Christine & The Queens, mais le fait de pousser son personnage dans une caricature trop évidente, nous distrait de l’essentiel. Dommage, car musicalement, l’ensemble tient bien la route. On se dit qu’elle pourrait probablement jouer plus facilement avec son personnage si elle était effectivement entourée de ses Queens. Les moments les plus en retenue sont finalement les plus réussis, comme cette reprise de Mickael Jackson, Who Is It.













Balances "Christine and the Queens"


______________________________


LE PRINCE MIIAOU + Christine and The Queens - 04/02/2012



@ Le Rack'am










Christine fait partie de "La playlist du Prince Miiaou" :


CHRISTINE AND THE QUEENS – LOVING CUP


Enfin Maud-Elisa (alias le Prince Miiaou) a décidé de choisir le titre Loving Cup de la chanteuse Heloïse Letissier alias Christine And The Queen dont la chanson extraite de Nuit 17 A 52 . Ici aussi on accentuera sur le fait que la chanteuse nous ai confié qu’elle aurait aimé pouvoir travailler avec elle car elle possède « une mélodie et un débit de chant » et qu’elle « adore la manière dont elle groove« .

lesinsouciants.wordpress.com/
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Holly75
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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Sam 13 Juin - 20:03

Billboard June 13 issue.
Christine and The Queens's 'It Girl' Heloise Letissier on Her A-List Fans and Her Drag Queen-Inspired Alter Ego


After courting Europe and signing with Because Music in her native France, Christine and The Queens’ Heloise Letissier is now ready to export her slinky electro-pop to the U.S. masses thanks to a partnership with tastemaker label Neon Gold Records (via Atlantic), the label that first backed Charli XCX and Tove Lo. The singer-songwriter, 27, dropped her debut bilingual EP Saint Claude this April via Neon Gold/Atlantic/Because, and is poised for a major breakthrough this year, with her first full length (a re-imagining of her French language LP Chaleur Humaine) arriving this August.


Aiding her too-cool buzz are a bevy of A-list fans, including Mark Ronson, who has said she has a voice that is “exactly the sort I like: gravelly and [with] texture,” and Madonna, who loves how “she doesn’t seem to care” when it comes to presentation. Madge was so taken by the singer’s visuals on standout track “Saint Claude” that she poached Letissier’s directing duo J.A.C.K. (Camille Hirigoyen and Julien Choquart) for her own “Living For Love” promo cut [also see Madonna’s levitating Grammy performance, a direct nod to both Letissier's video and the EP cover of Saint Claude].

And with a sartorial approach to fashion rooted in chic menswear silhouettes, the singer/songwriter has even graced the cover of French Elle and has become a staple in the front row at Paris Fashion Week. In fact, she met another of her fans, Lorde, at the Chloe show last March.It doesn’t quite feel real,” Letissier, who is currently on a European tour promoting her EP, says of her high-wattage co-signers. “It’s like the teenage posters in your room are talking to you, and you’re just like, ‘What?’” 


Billboard talked with Letissier about her celeb following and the origin of her musical persona, which she says she "can't be without" and was inspired by a group of London drag queens she called her "fairy godmothers."

How has it been to gain such a large celeb following?

It doesn't feel quite real -- until you meet Lorde and she says hi to you. It's really flattering. What really pleases me is that the music I do can be appealing to them. I'm a French girl doing pop music, so at the beginning in France, people were a bit skeptical. We have a complex that comes with pop that we can't excel in that area, so it's quite cool to see that we can appeal to Americans. It's a boost of confidence.


When did you start work on the bilingual EP and begin discussions with Neon Gold?


It came together in February. I met Neon Gold's team and we knew they were interested last December. I thought they were working like a family and were really enthusiastic about the project. Before that, I was just dreaming what was going to happen without really knowing. I wrote both in English and French because my culture listens to a lot of American pop music as well as hip-hop, so I grew up with that. When I'm working I have that coming back to me. [Neon Gold] is a really cool label as well, and I'm not just saying that to be nice to them. It's really not just like having your album released by people you don't know. It feels natural.



Did you work with the same producer?


Yes, it's still the same producer [Ash Workman], because I'm quite a loner. It takes time for me to trust someone. He's really guiding me through the technical difficulties and gives me space to do my thing. I would not be comfortable going into the studio with a guy who would say, "Oh, we are going to do this and that and this is your cue...I need a partner in crime.  

Was it challenging for you to re-imagine the songs in English?

It wasn't, because I always mix English and French. Like the song “Tilted” for example -- at the very beginning when I wrote the song, it was just in English. Then I translated it in French for my French album. And then I did an English version for the U.S. album. I'm always navigating between the two languages. It's a cool mind trick and doesn't feel like I'm betraying anything.

In the beginning, you were writing from the perspective of Christine. Is that still the case?

To be honest, it never felt like I was hiding behind anything with Christine. It's a character, of course. I'm not Christine all the time, but it's not a character that is different [than me]. It's just a way to be freer -- a way for me to express myself without feeling stupid. But these are my emotions -- my breakups, my doubts -- and she's just a way to translate them into something I can share. It's a writing technique and a living technique. When I have troubles, I think, "What would Christine do?" It's just a way to allow myself to be daring. I can't be without her now. I need her.

You "discovered" Christine in London when you met a group of drag queens. What about them awakened the character for you?


It was really important. Without them, I would probably not be making music. It was like a revelation, because precisely with drag queens, all the characters they have are like survival techniques as well. You take what pains you and what hurts you and what makes you feel small, and you turn it into a character to be in power again. I was at a time in my life when I was a bit lost and depressed, and seeing those girls walking every night on stage in characters with names after insults they received, it felt like I could maybe find a way to do the same thing without being a drag queen. They were like, "Well, if you feel helpless and insecure, you should use that and write about it." They nursed me a bit. They were fairy godmothers in a way.


You studied acting and directing as well. What pulled you more towards music?

It's weird because I was interested in being on stage all my life. I wanted to be a stage director. In theater what I loved were wordless plays, and working in silence. Now that I'm making music, it’s a way to express yourself without being too chatty. It's a language that can allow you to dance and think about visuals as well. I found a way to talk. It all clicked together and even when I'm thinking about gigs, I always have theater references for lighting or transitions. 

You have a diverse list of inspirations, from Michael Jackson to Kendrick Lamar to Lou Reed. Is there a common thread for you?

It's these strong voices. I'm in love with artists that are really difficult to cover or to copy. You can only try to copy them, but you will never succeed because it's intertwined with really personal references and really personal ways to exist on stage. They are really strong individuals, and are writing their own songs and know where they want to go. It's the strong will of an artist that really inspires me.

What advice would you give to aspiring female singers trying to breakthrough?



You have to be strong and confident, even if deep down you're not. You have to be really firm about what you want, and sometimes you have to say it louder when you're a girl. You have to be more protective. For example, I love suits, but I had people saying, "Oh, but you're pretty, you should show more skin or you should be sexier.I love sensual women like Beyonce who are very empowering and sexy at the same time, but if it's not what you want to do then you have to say no.


_________________________________________



Exclusive: Heloise Letissier Reveals Her Tour Playlist

The singer shares the songs that keep her inspired -- and moving -- on the road.


Tame Impala, “Let It Happen”   

Every [new] song seems to hint at a monumental album, where pop efficiency meets the torments of an introvert.        

    


Cock Robin, “When Your Heart Is Weak" 

Could sound cheesy to put it in my list, and indeed it is cheesy. But this is what I love with '80 ballads: they're generous. This one is perfect for wandering alone in airports."




Kendrick Lamar, “For Sale? (Interlude)”

“Kendrick melts everything -- politics, lives, loves -- with a striking ease and a proliferation of voices. This song is my favorite, smooth and cruel at the same time -- because nothing can be simplistic with Kendrick.”



Miguel, “NWA"

“His delivery is sincere and sexy. And lord, what a voice. This is the voice I always dreamt of having.”




Imogen Heap, “Hide and Seek"    

“It's a masterpiece. I can’t believe how heartbreaking, bold and well-written [this song] is. I cried the first time I discovered it.”



Axel Bauer, “Cargo”  
“This [French] song makes me feel like a young, vengeful dude. I love the guitar riffs, its atmosphere, and seedy sexuality. Also, it's a song that's not afraid to use French language as it is -- rough, uneven -- and make it sound like another set of weird drums." 




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The Shoot: Christine & The Queens' Heloise Letissier Borrows From the Boys

The Parisian "It" girl pairs slinky electro-pop with masculine looks.






Well-Suited : Dior Homme designer Kris Van Assche said, ‘I know you like men’s suits, so we will adapt [ours] for you.’ I’m wearing it with my stage shoes, which are from [British brand] & Other Stories. I have five pairs!





New Heights:Stella McCartney sent me these amazing Elyse shoes,” says the high heel-eschewing singer of the platform Oxfords. “I thought it would be really awkward to walk in them, but they’re surprisingly comfortable.”



Girl Power: “Both the jacket and shirt are Stella McCartney — I like that her pieces are feminine but never too girly. Suits feel natural to me. They’re about breaking free from the worry of looking ‘pretty.’



_ Christine And The Queens photographed on April 9, 2015 at Because Music in Paris.
 by Jair Faiz
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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Ven 19 Juin - 20:42





A divine and disconcerting Queen, accompanied by a fairy's voice, serving a tuneful repertory. Christine and the Queens embrace with delectation, craziness through all forms of emotions. Glorify the fantasy, the absurd, without bashfulness and unfettered.

"What makes you believe in Music ?"

"Making it, hearing it, singing it. Music is a feeling, a virus, that strikes us straight away, no matter who you are and where you come from. Every time I listen to a great song, or sing one of mine to an audience, I feel grateful. It's the most immediate and cathartic art for me"


"How can you express the soul of your melody ?"

"I always wondered a lot about the soul. How can you tell you have one ? Can you have a lot of different ones ? I always felt a bit parcelled out, and it's probably one of the many reasons I chose to have a band's name instead of a solo artist's name. But here's the thing : when I sing, I finally feel like one single energy. Singing is so intimate as well that it is maybe at this moment that I can feel truly soulful. I'm not really interested in what comes before and after the stage ; if I could, I would be always a stage character, always performing. People like Marvin Gaye are deeply moving when they sing, because they seem to only exist in their voice - the soul is there, in this very display"


an Imaginary
Photo : Christophe Crenel
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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Dim 21 Juin - 8:03

CQFD LIVE PARTY - Marseille
@Cabaret Aleatoire

OH!TIGER MOUNTAIN, CHRISTINE AND THE QUEENS, YOUNG MICHELIN
12 novembre 2010



En novembre dernier, l'équipe CQFD était partie au Cabaret Aléatoire (Marseille) à l'occasion de la cinquième CQFD LIVE PARTY. Au programme de la soirée : concerts de Oh! Tiger Mountain, Christine & The Queens, Young Michelin (vainqueur du prix CQFD 2010) et Splash Macadam. Voici le premier volet de notre reportage vidéo avec le live de Christine & The Queens.

Déboulant de nulle part avec son smoking et ses boucles brunes, Christine libère une voix lyrique et espiègle, mêlant electro et percussions : la Bat For Lashes mania a encore frappé.

2ème artiste à monter sur la scène ce soir : Christine & The Queens. Elle fait son entrée accompagnée de ses danseurs sur une chorégraphie millimétrée. Veste à paillette, chaussures vernies, soin pour l’esthétisme, on reconnait aisément l’influence d’un certain Michael Jackson pour le jeu de scène et certains mimiques. Musicalement, elle appelle ça de la freakpop, de la pop avec une peu de fantaisie et le public adhère. « Nuit 17 à 52 » déclenche les « Aouwwww » du public, qui reconnait et reprendra la chanson. Héloïse n’a pas l’air de réaliser son succès grandissant et totalement mérité. Il y a pourtant déjà un talent immense et une personnalité qui la place dans une catégorie à part dans la chanson française (si ce n’est internationnale, soyons fou !). Nous, on est déjà impatient de découvrir son album.




INTERVIEW CHRISTINE &THE QUEENS - CQFD LIVE... par lesinrockslab


Si quelqu'un à le nom de cette chanson
?



__________


12.04.2011
@ La Flèche d'Or.

Inrocks Lab#2




CHRISTINE & THE QUEENS par sourdoreille
Christine et son noeud pap' à La Flèche d'Or en 2011, lors de la 2é soirée des Inrocks Lab (qui l'a révélée)


La prochaine soirée inRocKs lab aura lieu mardi 12 avril à la Flèche d’Or (Paris), avec Quadricolor et les deux finalistes du mois : Christine & The Queens et Orouni. Et l’entrée est gratuite !



photos : Ludovic Etienne



Aujourd'hui Christine est psychopathe, par Vincent Gauthier. avril 2011


Christine & The Queens (finaliste du jury)
Déboulant de nulle part avec son smoking et ses boucles brunes, Christine libère une voix lyrique et espiègle. Les cinq reines qui l’accompagnent mêlent electro et percussions : la Bat For Lashes mania a encore frappé.

La deuxième soirée Inrocks Lab a investi la Flèche d’Or, mardi soir. Au programme, les deux heureux élus par les internautes, épaulés par Quadricolor. Sourdoreille y était.
Ce soir-là dans l’ancienne gare de l’est parisien, un sacré OVNI s’est présenté Christine & The Queens. Les Queens sont restés au placard, Christine est seule sur scène avec ces ciseaux et sa légèreté bienvenue. Une espèce de Camille décomplexée en devenir.



Christine & the Queens aux inRocKs Lab par AnneCécile Kovalevsky



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Christine & The Queens, 3ème des inRocKs lab !


14 février 2012


Le jury et le public du concours inRocKs lab récompensent le talent de Christine en lui attribuant la 3ème place, parmi les 20 finalistes en lice.
 

Christine continue de séduire les internautes

Sélectionnée au festival ICI&DEMAIN 2011, l’électrisante diva avait marqué. Fraîcheur, espièglerie et sensibilité avaient plongé le Centre Musical Fleury Goutte d’Or Barbara dans un univers électro-pop unique en son genre.
Loin de laisser indifférents, Christine et ses (drag)Queens ont depuis gagné en notoriété, comme en atteste ce prix et sa présence sur de nombreuses scènes …
 

L’après ICI&DEMAIN

Elle vient de sortir son 2ème EP, avec un premier clip Narcissus is back 
Depuis son prix sur ICI&DEMAIN (voir post précédents), Christine enchaine les concerts et les opening d’artistes reconnus. Elle était avec AUSTRA à la Maroquinerie le 15 décembre dernier. Elle s’exporte même en Europe : Berlin, Varsovie …
Elle sera par ailleurs prochainement programmée sur le festival Les femmes s’en Mêlent du 19 mars au 3 avril 2012.





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Festival Les inRocKs
Drenge, MØ, Christine & The Queens, AlunaGeorge et Laura Mvula

10 Novembre 2013

LA CIGALE



La Cigale !  Rendez-vous ce soir à 19h30 ! Et ne ratez pas le reste du beau lineup de ce soir  Mø, Alunageorge et Laura Mvula...




A ce soir ! #cigale #festivalinrocks








Sur les coups de 19h30, les rangs se serrent encore plus pour l’entrée en scène de Christine & The Queens. Les premières notes de Starshiper résonnent très fort, la scène s’allume et laisse apparaître la chanteuse en veste à strass, entourée par  deux danseurs musculeux. Ils lui tiennent chacun un micro, elle chante. Les trois sont immobiles, très beaux. Le trio profite de la progression de la chanson pour s’avancer vers le bord de scène en exécutant des mouvements de voguing assez classieux.

Il y a une paire d’années, on avait découvert Christine & The Queens seule avec son laptop, son imagination et son courage sur la scène de l’inRocKs Lab.  En 2013, la Nantaise semble enfin avoir trouvé ses reines de nuit et, avec elles, la formule idéale pour habiller ses prestations. Pas de groupe sur scène mais un corps à corps spectaculaire entre la chanteuse et ses danseurs.

Chaque début de chanson est accueilli par les acclamations excitées d’un public concentré et impatient d’en avoir plus. Sur scène, Christine rationne gracieusement en enchaînant les tubes et les chorégraphies sur Cripple, Narcissus is Back, Nuit 17 à 52 ou Loving Cup. Chaque interprétation trace une route improbable entre Kate Bush, Barbara, The Knife et Michael Jackson. Entre les morceaux, pour évacuer la tension, la chanteuse utilise ses vieux réflexes d’étudiante en arts dramatiques pour amuser la foule grâce à des blagues et des grimaces bien distillées.

En mélangeant le français et l’anglais, le chant et la danse, le visuel et le sonique, le sérieux et l’humour (gros refrain a capella du remuant Bootylicious de Beyoncé), Christine & The Queens a sans doute livré dimanche soir le concert le plus réfléchi et cohérent du festival. Beaucoup de prises de risques et une élégante façon de s’approcher du ridicule pour mieux l’esquiver. 2014 pourrait bien être son année.






De l’humour, de la pop acidulée et du « dark » de temps en temps, oui c’est bien Christine entourée de ses Queens que nous avons pu rencontrer et voir sur scène. C’est à l’occasion du festival les Inrocks qu’Héloise, de son vrai nom, a mise à nue la Cigale, devant un public conquis. Report.


Le café de la Fourmi, boulevard Rochechouart, et une petite rouquine qui arrive en scooter. On reconnaît ici Héloise, auteur, compositeur et interprète utilisant comme nom de scène : Christine And The Queens.



Cette nantaise d’origine sort d’abord un premier EP Miséricorde en 2011, suivi de Mac Abbey en 2012. Mais ce qui la fait connaître, ce sont les concours de jeunes talents qu’elle a gagné haut la main, comme celui des Inrocks Lab ou de SFR Jeunes Talents.

A base de GarageBand et de Logic Studio, Héloise nous amène tout droit dans un univers propre à elle, avec de nombreux samples électroniques et une voix cristalline marquée par son histoire, celle des Drags Queens londoniennes. Des albums d’une noirceur teintée d’espoir, et un dernier EP Nuit 17 à 52 en français, plein de caractère.
Christine and The Queens fait parti de ces artistes qui rejoignent Lescop dans la façon d’écrire, Lady Gaga dans les revendications, et même Mickael Jackson dans la façon de bouger. C’est pour dire les influences.
Lorsqu’on lui demande avec qui elle souhaiterait collaborer, elle nous parle étonnement de la scène rap mondiale, à la Kanye West.

Citation :
 « Dans l’idéal, je voudrais collaborer avec Booba. Mais qu’il enlève le mot ‘viol’ de ses chansons, s’il vous plaît ! »


Après de brillantes études de théâtre à l’ENS de Lyon, des raisons diverses et variées l’ont poussées à tout arrêter, préférant se balader seule dans les rues de Londres, aux côtés de ces personnes « magiques et incroyables » qui vivent et changent de sexe la nuit.
Dans Miséricorde, on ne sait rien d’elle. Chacun de ses titres nous envoient à la rencontre d’une de ces drags Queens, de leurs histoires, celle d’avoir une vie anodine le jour, et de se transformer la nuit. Mais Héloise est un « petit bout de femme » intéressant car même si vous n’adhérez pas à sa pop dark, ses musiques à textes et son cosmos d’histoires riches, vous aimerez le show qu’elle nous offre sur scène.

Citation :
« Je parle tellement sur scène que les gens qui m’entourent me disent que même si j’arrête la musique, je pourrais faire un One Man Show »

Et nous avons eu la chance d’assister, non pas à un concert anodin, mais à un véritable moment d’humour et de partage, dimanche, sur les bancs de la Cigale.
Dans son troisième EP, Nuit 17 à 52, on assiste à un dévoilement, elle ose enfin parler d’elle, de ses tourments et de ses peurs. Pour mieux nous satisfaire.


Après des titres un peu plus maussades, Héloise nous a emmené très loin et a su nous montrer avec « Nuit 17 à 52 » que oui, même le français sait nous faire danser, et que la brit pop ne fait que voir le jour.

A elle seule, Héloise a été capable d’enflammer deux Fnac Live, et des scènes en Italie et en Angleterre. Comme quoi. Désormais armée de deux danseurs bien baraqués et de la sublime batteuse du groupe Moodoid, Christine and The Queens nous reviendra dès mars prochain avec son premier album signé chez Because Music, qui risque de nous en mettre plein la vue et de nous faire danser, avec un ton plein d’espoir.

Konbini : Christine and the Queens enflamme la Cigale









19H30 – 20H05 : CHRISTINE AND THE QUEENS

On avait déjà aperçu Christine And The Queens au Nouveau Casino il y a quelques mois et Héloïse Letissier (de son vrai nom) y avait proposé un set plutôt sympathique, sans plus. Force est de constater que la jeune Française a beaucoup progressé en peu de temps !


Arrivant sur scène entourée de deux danseurs, vêtue d’une veste argentée, on remarque d’entrée que, malgré le dénuement presque complet de la scénographie, elle a véritablement pensé sa mise en scène et parvient à occuper l’espace sans presque aucun instrument (seule une percussionniste fait des apparitions ponctuelles) ou accessoire.




Elle noue de même une vraie complicité avec le public, sans presque jamais lui parler. Ses mimiques et ses chorégraphies, pas dénuées d’autodérision, sont plus efficaces que des mots pour tisser ce lien. D’une manière générale, la jeune artiste apporte beaucoup d’humour sur scène, sans pour autant jamais tomber dans le sketch ou le numéro comique.







Enfin, on ne peut s’empêcher de remarquer pas mal de points communs avec une autre chanteuse : Camille, de dix ans son aînée. Si une certaine ressemblance physique existe, le parallèle se retrouve aussi dans le bagage intellectuel des deux artistes (Sciences Po pour la plus âgée, l’ENS pour la plus jeune), peut-être à l’origine de ce recul et de ce sens de l’autodérision qui les caractérisent toutes deux.

Il y a bien-sûr encore beaucoup de chemin à faire pour Christine And The Queens, mais la progression affichée ces derniers mois est si fulgurante qu’on peut raisonnablement attendre beaucoup d’elle dans les temps à venir, et notamment sur scène, où elle semble si bien maîtriser son art.












La Cigale...you WORKED IT.



[FESTIVAL INROCKS 2013] ALUNAGEORGE, MØ... par lesinrocks


Extrait The Loving Cup + itw post concert vers 2min.






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YNTHT Live

Christine and the Queens et Beny Le Brownies à la Cigale

01.10.2014









You Need To Hear This Live présente : Christine... par lesinrocks


C’est une Reine. Une petite Héloïse et une grande Christine sur la scène de la Cigale mercredi 1er octobre. Christine and the Queens régale et confirme son immense talent. La belle sensation scénique de la rentrée. Un concert dans le cadre de You Need To Hear This, le site autour de la musique et du son avec Philips et les InRocks. 
Après les EP Miséricorde, Mac Abbey et Nuit 17 à 52, il était temps pour Christine and the Queens de présenter sa Chaleur Humaine. La Reine Christine cartonne avec cet album, célébré disque d’or le soir même (nb. plus de 52 000 albums de Chaleur Humaine ont été vendu déjà). Un album qui prend une dimension superbe sur scène.
D’abord seule sur scène avec son ordinateur, en première partie de The Dø ou Stromae, elle se fait accompagner désormais par des musiciens et des danseurs. Le show mélange voix française, danse, pop, house ou encore disco, toujours dans l’émotion et la fête. Un tourbillon de bonheur qui se lit à chaque instant sur son visage. Christine and the Queens démarre son show par Starshipper où déjà Héloïse pose les premiers pierres de son spectacle : son incroyable voix. S’enchaîne un Half Ladies des plus dansants. Beyoncé prend garde à toi. Première chorégraphie et deuxièmes pierres de son succès : en plus de sa voix, Héloïse danse admirablement bien. Aussi à l’aise dans la voix que dans la danse, Héloïse et sa troupe ambiancent avec iT et Science Fiction. L’écran derrière eux mettant en perspective l’ensemble sans jamais cacher la scène. Les danseurs s’amusent, mais pas autant qu’elle. La voix toujours aussi précise alors qu’elle se balade de tous les côtés de la scène. La perfection dans le geste. La beauté s’installe avec Paradis Perdus. Le public se laisse facilement à chanter ou fredonner avec elle. Cette chanson de Christophe n’a jamais été aussi belle jouée par Christine and the Queens. La suite est évidente avec son autre reprise très personnelle de Photos Souvenirs de William Sheller. Christine and the Queens fait résonner depuis quelques mois ses classiques certainement oubliés pour la plupart. La fête repart de plus belle avec un Christine bien rythmé et dansant comme il faut. Suit une autre reprise Amazoniaque d’Yves Simon, tout en douceur. Juste le temps de reprendre son souffle pour le début du final avec Narcissus Is Black et Ugly-Pretty dans un tempo bien italo-disco.

La fête est totale avec ses danseurs qui se mettent en défi et Christine qui demande au balcon de danser eux aussi. La fosse ne s’étant jamais fait prier pour. Vient le moment que tout le monde attend : Saint Claude. Un titre devenu dès sa sortie un classique repris en choeur par tout le monde. La chorégraphie est magnifique. Puis The Loving Cup met une fois tout le monde d’accord dans la fête. La danse se faisant de plus en plus énergique. Les battles plus amusants encore. Et la musique virant vers de la house comme si on revivait à fond les années Madchester. La Chaleur Humaine est totale, d’amour et de transpirationHere finit de clore le spectable. Après une belle ovation du public, Christine and the Queens revient, Héloïse est terriblement émue.
torrefacteur








 Depuis la sortie de son premier album, Chaleur Humaine, Christine and the Queens attire les projecteurs comme un aimant.

La Cigale : c’était donc là que tout se passait. Il flottait un parfum d’été sur Pigalle en cette fin d’après-midi, la première du mois d’Octobre 2014. Deux ans plus tôt, presque jour pour jour, l’occupante du 122, boulevard Rochechouart ouvrait pour les Naive New Beaters dans une petite salle d’Aulnay sous Bois. Seule en scène avec son mac, elle avait réussi à embarquer dans son univers so freaky la trentaine de personnes s’étant déplacée pour la pop electro festive et débraillée du trio de L.A. Une performance remarquable, révélatrice d’un potentiel immense et encore sous-exploité. Six mois plus tard, un Nouveau Casino plein comme un œuf accueillait le premier concert en tant que tête d’affiche de CATQ. Puis vint le 3ème EP, la nomination aux Victoires de la Musique, le premier album, les Olympias et les festivals. Une montée en puissance régulière et irrésistible, dont les deux soirées à la Cigale constituent une étape logique et attendue par les nombreux fans franciliens des Queens. Narcissus is back in town, darlings.
Débarrassée des platines du DJ de Beny le Brownies, la scène de la Cigale apparaissait curieusement vide pendant l’entracte, seules deux petites estrades placées en retrait de la cour et du jardin indiquant la prochaine arrivée de CHRISTINE AND THE QUEENS (ou plutôt de ses musiciens). Seuls indices laissés par l’équipe technique pendant l’entracte: une poignée de paillettes dorées et une lampe dotée d’une ampoule évoquant plus la boule de cristal de Madame Soleil que la composante de ton plafonnier Ikea GÅSGRUND de base, ami lecteur; toutes deux abandonnées sous le nez du premier rang d’une fosse entrant tranquillement en ébullition à mesure que se rapprochait l’heure fatidique.

A 21 heures, la salle du 18ème arrondissement était blindée de la fosse au balcon…
Pourquoi tant d’espace me demanderez-vous? Eh bien, mais pour danser pardi!
La démonstration en fut faite dès le premier morceau du set, un Starshipper à mi-chemin entre performance « à l’américaine » et danse contemporaine. Encadrée par ses deux danseurs, Christine plaça ce début de concert sous le signe de l’intensité scénique (magnifique Half Ladies à la chorégraphie synchronisée avec la projection sur le fond de la scène). En choisissant de commencer son tour de chant par trois de ses morceaux les plus forts (Starshipper, Half Ladies et IT traitent tous trois du rapport à son corps et à son sexe), elle donna également à cette introduction des allures de manifeste, en rappelant l’importance et l’influence des Queens dans et sur son projet.
Vinrent ensuite Paradis Perdus de Christophe, puis la séquence R’N’B, comprendre les Photos Souvenirs de William Sheller, pendant l’interprétation desquelles on put vérifier que le public était toujours totalement largué à partir de Passy (laisse-nous encore un peu de temps Christine…). Christine (que j’inclus dans cette séquence reprise, car je la considère être celle de Cripple) nous permit de faire la connaissance Léonii-iii-ii-iie, Xavie-e-er et Johaa-aaan. Enfin, un Amazoniac (Yves Simon) un peu bâclé vint clore ces vingt minutes d’hommages aux glorieux aînés.
La vitesse de croisière atteinte et la glace brisée depuis longtemps (note: Christine chante bien, danse bien et sait faire rire son public), la setlist se mit à alterner les tempos et les époques, en commençant par l’incontournable Narcissus Is Back de l’EP Mac Abbey. Suivit Ugly-Pretty, où le balcon se leva effectivement, puis l’inédit Intranquillité/Dessassossego (futur grand classique). Saint Claude fit retomber la pression pour quelques minutes de quasi-recueillement quasi-lacrymal, avant que The Loving Cup ne fasse remonter en flèche l’attitudomètre de la Cigale. Enfin, Here – et son superbe clip vidéo – vint, comme sur l’album, conclure une prestation impressionnante de maîtrise, de générosité et d’émotion. Enfin, quand je dis conclure…
Car vous vous doutez bien que le public ne laissa pas partir CATQ aussi facilement. Nous eûmes ainsi droit à deux rappels: le premier constitué d’une version piano voix de Safe & Holy où Christine, sain(t)e et sauve dans son halo de lumière, démontra avec brio que la reine des arrangements électroniques maîtrisait également les arcanes de la performance acoustique. Nuit 17 À 52, dans un second temps, permit (enfin) à la Cigale d’accompagner son idole de manière audible, tout en dégainant pour l’occasion qui son iPhone X (pour les plus riches), qui son briquet (pour les fumeurs), qui son gadget lumineux (pour tout le reste). Et n’en déplaise à la principale intéressée, il y avait plus que quelques étoiles.

Le deuxième rappel
ne tint qu’en un seul morceau, dont le titre résumait à lui seul la soirée presque écoulée. Assise sur le piano, son fameux bouquet de fleurs à la main, Christine nous initia tous à la Chaleur Humaine. Le tonnerre d’applaudissements qui accueillit cette ultime chanson permit de prolonger le plaisir de quelques mesures a cappella de The Way You Make Me Feel. Un concert de Christine And The Queens sans Michael Jackson? Impensable voyons.
Si la scénographie est simple, elle n’en reste pourtant pas moi rudement efficace. Christine distille tout au long de son live une atmosphère complice avec le public. Sa voix et la danse séduisent l’audience, globalement conquise par sa prestation. Et si le concert ne dure (que) 90 minutes, on aimerait que ce dernier s’éternise. A la fin du concert, on a le privilège de l’approcher pour l’étape redoutée de la photo de fan. Elle accepte avec le sourire : Christine est un petit bout de femme franchement sympathique dont le live, incontournable, donne une lecture encore plus agréable de son premier album Chaleur Humaine.




Setlist :


1)Starshipper
2)Half Ladies
3)IT
4)Science Fiction
5)Paradis Perdu (Christophe Cover)
6)Photos Souvenirs (William Sheller Cover)
7)Christine Amazoniac (Yves Simon Cover)
9)Narcissus Is Back
10)Ugly-Pretty
11)Intranquillité/Dessassossego
12)Saint Claude
13)The Loving Cup
14)Here
Rappel 1:
15)Safe And Holy
16)Nuit 17 À 52

Rappel 2:
17)Chaleur Humaine


Que retenir de cette soirée ? D’abord que CATQ n’en finit plus de confirmer son potentiel, et qu’elle est désormais une des jeunes chanteuses les plus accomplies et les plus enthousiasmantes de la scène française.  Enfin qu’il faut aller voir (et revoir) Christine, ses danseurs et ses musiciens sur scène, qui constitue leur milieu naturel et dans lequel ils font véritablement vivre les magnifiques morceaux. 2014 restera freaky jusqu’au bout, baby.
sausorotime





Cigale, premier soir  hautes températures, visages attentifs, grande douceur. Merci beaucoup. photo  Romain Pitot


Dernière édition par Holly75 le Jeu 25 Juin - 10:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Dim 21 Juin - 8:04




Comment l’aventure de Christine and The Queens a-t-elle commencé ? Et qui sont les Queens ?


L’aventure a commencé il y a maintenant deux ans, lors d’un voyage que j’ai fait à Londres, seule. J’ai toujours eu l’habitude de venir dans cette ville qui m’est familière, et cette fois-ci je suis sortie tous les soirs, jusqu’à tard, dans la plupart des clubs qui me séduisaient. Je sentais qu’il était temps que je trouve une inspiration, j’étais comme affamée sans savoir ce dont j’avais besoin ou ce qui me manquait. C’est seulement quand j’ai assisté aux performances de travestis anglais très particuliers que je me suis sentie à ma place. Cela peut paraître paradoxal, mais je me suis entièrement reconnue dans leurs personnages, dans cette manière qu’ils ont de récupérer la culture pop, les codes de la féminité, pour en faire quelque chose d’étrange, de très émouvant. Je me suis dit : c’est cela qu’il faut que je fasse. J’avais trouvé le moyen de tout condenser : l’écriture, la musique, le théâtre, la danse. Même si je suis revenue seule de Londres, j’ai pris le nom de Christine and the Queens en hommage à ces travestis qui ont été la source de mon projet. Et le fait de me proclamer groupe solo n’est pas entièrement pour la plaisanterie; j’ai l’impression d’être plusieurs personnes à la fois, de contenir bien des personnages, exactement comme un travesti pourrait l’assumer.

Comment ça se passe alors sur scène ?

Sur scène, le dispositif est extrêmement simple : j’ai un ordinateur d’où sort la musique que j’ai composée, et je chante et danse. Mes inspirations sont plutôt anglo-saxonnes voire américaines dans la manière d’envisager le concert : je pense d’abord à un show, avec une narration, du mouvement. La performance physique m’intéresse plus que le jeu d’un instrument, que je laisse à de plus virtuoses que moi. Je veux surtout danser, creuser ce côté spectacle total, en pensant d’abord aux visuels, aux costumes… en ce moment, je travaille sur de la vidéo, des vêtements interactifs… Je veux rester en solo car je trouve la confrontation au public très intéressante. On est à la fois très vulnérable et tout-puissant, et je pense que le partage est réel.

Comment qualifierais-tu ta musique ?

Je parlais au début de mon projet d’électro pop, mais maintenant je dirais plutôt que c’est simplement de la pop, car je ne me définis pas vraiment comme une artiste électro, même si je compose sur ordinateur. J’aime aussi parler de new soul, car je suis très influencée par la soul sans pour autant être dans leur direct héritage.


Parle-nous un peu de tes influences musicales, de tes derniers coups de coeur…

J’ai des influences qui ne changeront jamais, de vrais piliers : Michael Jackson, Lou Reed, David Bowie, Nick Cave, Philip Glass, Michael Nyman, Prince, Laurie Anderson, Vivaldi, The Knife. J’aime l’exigence de ces artistes-là.
J’adore aussi Snoop Dogg, Beyonce, certains titres de Justin Timberlake. Et enfin, parmi mes récentes découvertes, j’ai été très impressionnée par Grimes, qui donne une musique et une énergie très personnelle et étonnamment tubesque, j’aime beaucoup son personnage, ce qu’elle défend. J’adore aussi Planningtorock.


Mac Abbey, ton 2ème EP, est sorti en Janvier dernier. De quoi est-il différent du premier ?

Je dirais qu’avec chaque nouvelle sortie, chaque nouvelle composition, j’apprends et je définis mieux où je veux aller, quel son je souhaite. Mon projet a été exposé assez rapidement, il n’y a pas eu de période d’intense préparation, et j’intègre tous les jours de nouvelles façons d’améliorer mon chant, ma composition, mon travail du son… je reste aussi indépendante que possible. Je trouve donc le second EP plus abouti dans l’identité sonore, je m’y suis sentie plus à l’aise. Je le trouve aussi plus dur, plus impitoyable, contrairement au premier qui était porté par une émotion très lyrique, très mélancolique. Chaque Queen qui préside à un EP donne sa propre couleur, sa propre émotion. Elle dirige un peu comme un directeur artistique le ferait. Et Mac Abbey est puissante, dangereuse, pleine d’une colère qui m’a dirigée. Je travaille sur de nouvelles compositions avec une nouvelle Queen… c’est donc un son encore un peu différent, une nouvelle émotion…


Comment est Christine lorsqu’elle travaille sur un texte ou sur une mélodie ? Quelles sont ses sources d’inspiration ?

Comme je le disais, je m’inspire d’abord de la Queen qui préside à la composition. Son histoire, son caractère, ses émotions… c’est une sorte de masque bien sûr, car ce que je projette en elles vient d’abord de moi. J’écris pour elle comme j’écrirais un rôle. J’ai en général une vision assez globale quand je compose, c’est-à-dire que je songe à des images, des vidéos possibles, des mouvements de danse… Je m’arrête souvent en cours de composition pour essayer de bouger sur la musique, c’est souvent un signe que je suis sur une bonne direction. Cette manière de tout travailler en même temps me vient du théâtre je pense ; l’écriture est dirigée vers la scène.




Et si tu nous en disais un peu plus sur Narcissus…

Narcissus est un personnage très intéressant pour moi. Je le trouve très moderne dans son obsession – il s’admire sans cesse dans chaque reflet qu’il trouve – et il me faisait penser à quelqu’un que je connaissais dans cette manière très cruelle de ne regarder personne d’autre que lui. Je trouve cela très mortifère, et en même temps très commun à bien des milieux artistiques. J’ai donc écrit une chanson qui s’appelle Narcissus is back, que j’ai dirigée comme une complainte vers Narcisse hypnotisé par lui-même, en me plaçant moi dans le rôle d’Echo, la nymphe qui ne peut que répéter les mots qu’on lui donne. C’est une histoire d’amour à sens unique, mais très belle dans ce qu’on peut en faire en musique (l’écho est bien sûr très intéressant à travailler, et j’ai essayé de rendre les refrains froids et liquides, comme l’eau). La question du regard m’intéresse beaucoup en tant qu’artiste ; sur scène, je m’offre complètement aux regards, mais je regarde aussi le public dans les yeux ; qui est donc le réel objet de spectacle.



Tu as été lauréate du concours SFR Jeune Talent et finaliste des Inrocks Lab. Que t’ont apporté ces concours ?

Les Inrocks m’ont vraiment propulsée rapidement dans le milieu de la musique, auquel j’étais complètement étrangère. Je n’avais aucune connexion, aucun ami musicien, aucune idée de comment faire ce chemin, et d’avoir été finaliste dès la première année m’a tout de suite offert des occasions de me produire sur scène, de démarcher plus facilement. Ca a été étonnamment fluide et facile. Je me suis assez rapidement entourée de personnes aussi motivées que moi. SFR jeunes talents est arrivée à un point où j’étais déjà entourée, mais m’a offert un beau festival (les bar en trans) où beaucoup de jeunes groupes se produisent. Ces tremplins sont de manière générale une excellente occasion d’obtenir une certaine couverture médiatique et des dates prestigieuses pour des groupes pas forcément implantés dans le milieu. C’est un réel gain de temps, et je trouve qu’il y a une bienveillance à défricher chaque mois les jeunes talents…


Qu’est ce qu’on pourrait te souhaiter pour l’avenir ?


De rester exigeante et de continuer à mener de front tous les aspects de mon projet. C’est parfois difficile de se présenter seule et de défendre cette solitude.


Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Christine vous dirait sa phrase favorite : Be freaky !





Photos Jean Baptiste Millot.

Paperblog juin 2012.




" Franchement, presque, pour l'orthographe. "
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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Lun 29 Juin - 20:23

Christine & The Queens :

La ballade des genres heureux

Héloïse Letissier alias Christine & The Queens, emporte tout sur son passage, emballant les amateurs de chanson et de pop. Au carrefour de tous les genres, son premier album "Chaleur humaine" est un bijou d'équilibre novateur et il est depuis peu disque d'or. Rencontrée mi-juin à Bordeaux puis mi-juillet aux Francos, la demoiselle cause.



- Deux ans que l'on entend vos chansons mais l'album n'est sorti qu'en juin dernier. Pourquoi?


"Le projet et le personnage sont nés en même temps en 2010. Cela a été à la fois rapide et lent. Assez vite, j'ai fait des concerts et pu développer le projet. Mais j'ai pris le temps de faire l'album et de le sortir. C'était volontaire: je voulais distiller quelques EP au fil du temps pour d'abord voir si cela été viable, mais aussi pour exister un peu tout le temps, via internet où la temporalité est différente.

Aujourd'hui, tu ne sors pas d'album comme ça, en faisant "hey!", à moins d'avoir un plan très précis. Je suis d'une génération qui aime travailler comme ça, avec ces outils-là: cela permet de réfléchir vraiment à ce qu'on veut défendre sur un premier album. J'ai beaucoup appris en faisant des EP. J'ai fait cet album avec un producteur anglais et j'ai pu le faire parce que j'avais cheminé avant et produit des EP faits toutes seule sur mon ordinateur. Je suis content d'avoir attendu. Phoniquement, c'est de l'album dont je suis le plus fière."

- La démarche de Fauve vous séduit-elle dans ce vrai-faux anonymat organisé?

"Ce n'est possible que si cela marche rapidement auprès du public. A partir de ce moment-là, tu peux développer cette posture et cette démarche. Le discours vis à vis d'une maison de disques est compliqué. Moi j'en ai eu clairement besoin pour financer mon projet, mes envies. Mais oui, avec Fauve et d'autres, une autre façon de faire de la musique apparaît. On le voit aussi avec le crowdfunfing."



- Quelle est votre histoire musicale?

"Pas mal d'éclectisme. Je ne me suis jamais trop cantonnée à un genre. J'ai écouté du classique, du Klaus Nomi mais aussi Bowie. Puis le hip-hop. De la variété française avec Balavoine et compagnie. Des parents assez curieux, très pop anglaise, classique et jazz. J'ai ramené le hip-hop. Ma mère est une grande admiratrice de Barbara avec ce goût de la belle chanson populaire. Je tiens d'eux cette curiosité, je crois."


La pop music d'aujourd'hui ne réfléchit plus en cloisonnement. Je suis intéressée par les projets commerciaux et ce qui peut se dégager dans ceux de Katy Perry ou Miley Cyrus. Perry attrape plein de trucs, Cyrus mélange de la country et de la pop, on réfléchit de moins en moins en chapelles depuis internet. Quand j'ai fait ce premier album, je ne voulais pas choisir entre chanson française et pop. Ce non-choix était mon choix, spontané et non-intellectualisé! Et c'est symptomatique d'une génération."

- Quelle est votre formation?


"J'ai fait du solfège, du piano plutôt classique, de la chorale mais j'y étais terriblement mal à l'aise, je ne laissais passer qu'un ridicule filet de voix. Je n'avais jamais composé de chanson, je n'avais jamais pensé à chanter. Tout s'est mis en place d'un seul coup. La rencontre de Londres en 2010 a tout débloqué. Si ce passé m'a servi quand je me suis mise à composer, ma voix était par contre en chantier complet. J'ai toujours eu un complexe quant au travail de la voix, je me disais que c'était pour les divas alors que c'est un muscle à travailler comme un autre.


- Que s'est-il donc passé à Londres en 2010?

"Trois semaines de séjour linguistique, esthétique, philosophique! J'avais 21 ans. Une période pas très évidente de crise existentielle comme tout le monde peut en vivre. J'étais perdue. Je voulais faire de la scène mais je ne savais plus comment et c'était très douloureux puisque je me trouve déjà particulièrement inintéressante hors scène.


La rencontre avec ces trois travestis au cabaret queer Madame Jojo's a été déterminante. Ils m'ont donné une série de petites clés qui m'ont suivie après. "Utilise le théâtre pour faire autre chose de  ta vie", m'ont-elles dit. "Le théâtre peut être partout." Elles m'ont dit aussi d'arrêter de m'occuper de ce qu'allaient penser les autres de moi, de ce que je faisais. Elles m'ont dit aussi "Utilise tout ce qui meut te mettre en colère pour en faire quelque chose." Christine est née comme ça."

- Qui est Christine?

"Un personnage né de cette colère que j'avais en tant que jeune fille, jeune artiste. C'est une femme plutôt libre, plutôt fantaisiste qui assume ce que je n'assume pas en temps normal. Je disais "Christine" pour appeler les gens dont je ne me souvenais plus du prénom. Il appartient à tout le monde et à personne, en fait. Une manière de me déverrouiller."


Vous êtes musicienne mais  la danse est aussi très présente... Indissociable?


"J'en fais depuis toute petite, de la danse classique. J'étais très disciplinée, comme pour les études mais avant tout, j'aimais ça. J'ai arrêté quand je ne trouvais plus de nourriture, matière à avancer. J'ai toujours beaucoup aimé danser. Je m'autorise de plus en plus à assumer la danse dans ce projet, ce côté performance athlétique. Je suis fascinée par Beyoncé pour ce côté performeuse."


- Michael Jackson, LA référence?


"Je l'ai découvert à l'âge de trois ans à Disneyland Paris où ils projetaient le film "Captain Eo". J'ai été traumatisée dans le bon sens du terme. C'est l'artiste complet et tragique en même temps: un personnage romanesque à la musique faite pour danser. La façon dont il s'est altéré physiquement m'a toujours marquée, dès le plus jeune âge. Cela m'enthousiasme autant que cela m'effraie, cette manière de vouloir se façonner. Poignant. Il y a de l'absolu. Il s'est changé mais il est resté le même et tous les hologrammes ne remplaceront jamais Michel, bien au-dessus de tout le monde."


- Sur vos EP, on trouvait toujours une reprise. Sur l'album aussi avec "Paradis perdus" de Christophe. Pourquoi celle-ci?


"J'aime l'exercice de la reprise. Christophe était incontournable, une référence pour moi, surtout ses derniers albums. "Aimer ce que nous sommes" est un de mes albums de chevet. Cette chanson magnifique s'est imposée parce que le projet Christine & the Queens est dedans quelque part avec Londres, la mélancolie, l'errance. Le texte est assez moderne, il y a un flow... Instinctivement, j'y ai glissé un autre refrain, "heartless" de Kanye West."


- Comment alliez-vous le français et l'anglais? Quelle place leur donnes-tu?


"Toutes mes chansons partent de la musique, j'improvise le chant ensuite. Allier français et anglais me permettent de créer des ruptures qui m'intéressent, entre couplet et refrain par exemple. Raconter la même chose dans deux voies différentes. Quand je sens la cohérence, je garde. Hybrider le langage. Comme les musiques, les gens, les genres: c'est le bordel, cet album!


J'aime rester curieuse, me remettre en question. La musique est l'art par excellence où rien n'est figé. Et l'art est fait pour questionner plein de choses, permettre de se transformer, d'être quelqu'un d'autre sans s'oublier. C'est passionnant."

- Vous chantiez toute seule et fur et à mesure du succès, ton dispositif s'étoffe....Dispositif scénique (Francos, Vieilles charrues)

"Deux musiciens et deux danseurs avec moi maintenant, oui. Avec cet album, de l'organique est arrivé. Longtemps, je ne voulais pas avoir de musiciens pour avoir des musiciens. Mais aujourd'hui, la richesse sonore de l'album justifie amplement que je ne me pointe plus en faisant "play" sur mon ordi. Avec les musiciens, la plasticité des morceaux est intéressante. J'aime toujours les moments seule, où je bouge et fait bouger. Laurie Anderson a fait de magnifiques concerts dans ce style. Avec les musiciens et danseurs, je me sens juste augmentée comme il faut."


- Que vous a apporté le Chantier, il y a deux ans ?

"J’ai eu la chance d’arriver avec un projet déjà entamé, mais ce regard extérieur sur mon travail a été une bonne remise en question. Cela m’a fait réfléchir sur ce que je devais garder ou non. J’ai découvert des choses que je ne connaissais pas, comme, c’est bête, des cours de chant ! Je n’en avais jamais pris."


- En deux ans, quel regard portez-vous sur ce qui vous est arrivé (un album, une tournée, la promo) ?

"Cela a été au-delà de mes espérances ! Plein de choses sont arrivées, certaines que je n’avais pas prévues, ni même espérées, comme la nomination aux Victoires de la musique, juste avant la sortie de l’album. Je croise les doigts pour que cela continue !"


- Pourquoi avoir intitulé ce premier opus « Chaleur humaine » ?

"C’est le titre d’une chanson qui me tenait à cœur. Une histoire d’amour et d’acceptation de soi. Je voulais un album qui n’ait pas un style musical trop marqué. Je trouve que le titre colle bien, dans le sens où il est à la fois concret et abstrait ; les gens se font leur propre idée."


- Sur 30 titres écrits, vous n’en avez retenu que 12, cela n’a pas été dur ?

C’est cruel, mais non
. Le tri s’effectue très rapidement, elles se sont démarquées facilement.


- Pour un premier album, êtes-vous contente du résultat ?

"Honnêtement, quand je suis sortie du studio, je me suis dit que je
n’aurais pas pu voir un autre  album sortir. J’ai travaillé avec Ash Workman, qui a bossé avec Metronomy, et Frànçois and the Atlas Mountains. Mais cela n’a pas été simple au départ. J’ai longtemps travaillé toute seule, j’ai du mal à lâcher prise. Ash est un bon technicien, j’ai beaucoup appris auprès de lui pour mon premier studio."

- Quels sont vos projets ?

"Dormir en août ! La rentrée se prépare, avec un nouveau single et une tournée en France. Sinon, je suis déjà en train d’écrire de nouvelles chansons !"


chansonfrancaise
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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Lun 29 Juin - 20:25

Le Moulin, Marseille
Fair-le Tour avec Wax Tailor.

14 mars 2013


Le principe de fair : le tour est simple : chaque salle participant à l’opération programme un concert labélisé fair : minimum 2 artistes, toutes promotions confondues (en y intégrant au moins un artiste de la dernière sélection). De plus, la Fnac de la ville étape accueillera un showcase de l’artiste Fair 2013 le jour du concert.








Chronique

Citation :
Jamais simple d’être seule sur scène et d’autant plus pour assurer une première partie ! Sincèrement, jamais je ne le ferais (et ça tombe bien, je ne suis pas musicien). Heloïse, elle, a parfaitement assuré, accompagnée de son Mac portable ! De bien belles chansons, dans une atmosphère tamisée toute à son image de femme mystérieuse.
Et les retours du public ont été tout aussi bons !
A revoir dans un concert un peu plus long (avec pourquoi pas la belle reprise de Who is It) !


Composition


  1. Starshipper
  2. ??
  3. Narcissus is Back
  4. ??
  5. Loving
  6. Cripple
  7. Kiss my Crass


Date Limite de Consommation


  • Ce concert s’inscrit dans la tournée 1er Partie de Wax Taylor

  • Album défendu : Mac Abbey (Ep)


Site de Production

Site Officiel :http://www.christineandthequeens.com

Ingrédients


  • Heloïse Letissier : Chant & Machine








____________________________________________________


Soirée FAIR Christine & The Queens, Jill is Lucky @ L'UBU

10 avril 2013 //Rennes






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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Mar 30 Juin - 22:42




Si 2014 fut l’année de Stromae, 2015 est sans nul doute celle de Christine and the Queens. A quelques mois d’intervalle, la chanson francophone livre ainsi deux personnalités singulières, aux univers artistiques plus large que leur seule musique. Que Christine and the Queens, Héloïse Letissier de son vrai nom, est l’invitée de la grande interview de ce numero de Life, magazine éminemment masculin, n’est qu’une demi-surprise. A 27 ans, la nantaise s’est créé un personnage ambigu, fille en costume rêvant d’être un homme, inspiré de la liberté transgressive des dragqueens. Des « muses » qui ont révélé Christine à Héloïse et lui ont permis de laisser s’exprimer l’artiste originale et différente qui sommeillait en elle. Portés par une electro-pop léchée, les textes de Christine and the Queens sont aux antipodes de ceux, sucrés et triviaux, des stars de la pop mondiale. La danse couronne la performance scénique d’une artiste récompensée deux fois aux Victoires de la Musique (artiste feminine et video-clip de l’année) et dont 300 000 personnes ont acheté l’album Chaleur Humaine, un exploit dans ces temps de piratage massif de la musique. Rencontre avec Christine, reine de la fantaisie, à quelques jours de son concert au Festival Paleo, en Suisse.



- Si je devais conseiller à quelqu’un de venir vous voir sur scène, je lui dirais que c’est véritablement là que le projet Christine and the queens -chant, danse et théâtre- prend toute sa dimension, n’est-ce pas ?

J’ai effectivement toujours vu le concert comme le moment de vérité, celui de faire vivre l’univers de Christine and the Queens dans sa totalité. C’est l’aboutissement du disque et des clips, et si le spectateur, à la fin, a le sentiment d’avoir vu un spectacle complet, alors j’ai gagné. J’aime énormément la scène pour ce coté performance, très vivante, que l’album n’a pas forcément.

- Comment vivez-vous et expliquez vous le phénomène autour de vous, cette ascension fulgurante, cet engouement du public ?

Très sincèrement, je ne sais pas (sourire). Quand j’ai achevé Chaleur Humaine je n’espérais pas, par exemple, de passage radio. Je me disais qu’avec un peu de chance, l’univers et le personnage de Christine seraient compris et que j’aurai donc un petit succès qui me permettrait de faire un deuxième album. Aussi, tout ce qui se passe est très joli et me touche beaucoup car je n’ai pas fait de compromis artistique ni essayer de fabriquer des hits. Je voulais juste faire l’album dont j’avais envie.

- Vous êtes une artiste en marge et pourtant vous parvenez à toucher un très large public. Plus étonnant encore, vous réussissez l’exploit, musicalement, de marier Christophe et Kanye West !

Ma musique et mes textes ne sont effectivement pas toujours immédiats, ils demandent à être apprivoisées. En même temps j’ai pensé cet album en liant des références très différentes, aussi commerciales que Michael Jackson ou pointues que certains groupes électro. Reprendre Paradis Perdus de Christophe en y ajoutant du Kanye West dans le refrain peut sembler sacrilège mais je ne trouve pas que ce soit des artistes si éloignés l’un de l’autre : ce sont des audacieux, des esthètes, des gens qui se répondent. J’ai aussi beaucoup le Gainsbourg époque Gainsbarre, la période déglinguée. Il y avait quelque chose dans Gainsbarre qui relevait de la haine de soi et que je trouve hyper poignante… Je citerai aussi Bashung dans mes références. Les français que j’aime sont des gens qui ne sont pas dans des cases, ils sont libres. Ces références sont populaires. Le personnage de Christine suscite également beaucoup d’empathie, les gens se projettent en elle et me le disent après les concerts. Enfin, la danse aide aussi à rendre le projet accessible. Reste quelque chose de mystérieux dans le succès, quelque chose qui nous échappe, qu’on ne maitrise pas et c’est tant mieux. Ainsi, il n’existe pas de « recette » du succès.

- En revanche, vous maîtrisez parfaitement votre image avec notamment des clips particulièrement originaux et soignés.

L’image est hyper importante aujourd’hui, particulièrement dans la pop. Mais c’est quelque chose qui m’a toujours travaillé. A 18 ans je rêvais de mise en scène, j’étais déjà dans le travail de l’image, de l’esthétique. Je participe à la direction artistique de mes clips et ca m’enthousiasme. J’ai des idées très précises de ce que je veux. L’image, c’est une autre façon de raconter une histoire. Je ne suis par armé techniquement pour le faire mais j’aimerai réaliser un jour.



- Ce succès il vous porte mais est-ce qu’il vous angoisse aussi ? Avez vous peur que tout s’arrête ?

Forcement. Le succès n’est jamais acquis. Mais pour l’instant il n’est pas vraiment angoissant car je le vis et le savoure pleinement. Je suis d’un naturel plutôt pessimiste donc j’essaie d’en profiter le plus possible et d’oser des choses plus audacieuses pour le second album. De toute façon, être obsédé par l’idée de réitérer un tel succès est a mon avis la meilleure manière de se rater.

- Votre histoire c’est d’abord celle d’une transformation, thème important dans votre travail. En 2010, Héloïse Letissier sage élève à Normale Sup Lyon, devient Christine, pop star transgressive, à l’issue de « vacances dépressives », pour reprendre vos termes, à Londres. Racontez nous ce tournant de votre vie…

Comme beaucoup d’autres gens, j’ai traversé une crise existentielle. A l’époque, rien n’allait dans ma vie : terrible déception amoureuse, j’en passe et des meilleures encore. Bref, je suis alors partie en vacances à Londres, une ville où j’ai toujours ressentie une énergie qui me faisait du bien. Je cherchais aussi probablement, à provoquer, à trouver quelque chose. Et là, un soir, je fais une rencontre capitale : les dragqueens du cabaret Madame Jojo’s. Sans cela je ne me serai jamais mise à chanter. Il s’est produit quelque chose de l’ordre de la désinhibition et j’ai accepté que mon envie première n’était pas de continuer à étudier mais de créer. J’avais un parcours littéraire mais jamais loin de la création avec des études de théâtre et de mise en scène. En fait, je tournais autour du pot ! J’avais très envie d’être artiste mais je ne me l’autorisais pas, peut être parce que je ne m’en sentais pas capable. Rencontrer les performers que sont les dragqueens a été un déclic. Elles m’ont montré qu’on pouvait être soi et j’ai réussi à me détacher du regard des autres et a enfin m’exprimer moi même.

- Votre milieu familial, votre éducation ou les attentes placées en vous vous bloquait jusque-là ?

Pas du tout ! Ce qui est très curieux c’est que mes parents avaient compris mon désir intérieur bien avant moi. Bizarrement, c’est moi qui ne m’autorisais pas à être ce que je suis. Très jeune, j’écrivais des pièces de théâtre et des nouvelles et ma mère avait compris que je voulais être dans la création, dans l’écriture, dans la rêverie. Mes parents étaient donc très contents quand j’ai commencé à chanter. J’avais repris des couleurs en me trouvant ! Avant, j’étais dans une démarche de perfection un peu morbide. Je n’ai pas fait de psychanalyse mais je devrais pour comprendre tout ça !

- Vous inventez alors Christine, un personnage qui ne se laisse pas enfermer dans un genre, masculin ou féminin. Quelle est son identité ?

Christine est la traduction concrète de l’une de mes obsessions : le genre. J’ai toujours été intéressé par la question du genre au sens où, pour moi, très jeune, j’ai pensé que c’était une construction sociale. Je n’ai jamais eu un rapport évident à mon genre a moi. Je sais que je suis une fille mais cela ne m’a jamais semblé évident de savoir ce que c’était que d’être une fille, comment être une fille et pourquoi être une fille. Je regardais beaucoup la façon dont les gens se comportaient en société. Par exemple, j’ai toujours été intrigué par le fait que les garçons prennent une grosse voix virile pour parler au téléphone ! Toutes ces petites façons d’exister, ces codes, masculins ou féminins, que les travestis savent reprendre dans une subversion totale. Davis Bowie et Michael Jackson aussi, en étant dans des parodies du genre. Cela en faisait des extraterrestres aux yeux du monde. Mon personnage de Christine est ainsi, en suspension. Je ne suis pas androgyne dans le sens ou je reste une fille mais je joue aussi au garçon.



- La chanson It, qui ouvre l’album sur ce thème, est bien le manifeste de Christine and the Queens ?

It pose le décor, le personnage et une certaine problématique : celle de pouvoir échapper a soi-même. La chanson est un dialogue entre moi, qui ne cesse de répéter « je suis un mec », et les chœurs qui me répondent que je suis une menteuse. Christine est un personnage un peu maladroit qui n’est jamais dans la réalisation totale de soi. C’est un personnage qui peut tomber, ne pas tenir jusqu’au bout sa promesse.

- Vous avez déclaré ne jamais vouloir être maman. Et être papa ?

C’est intéressant (rires) Non je suis désolé, je sais que c’est mal vu par la société, mais non toujours pas. Je suis angoisse par l’idée d’avoir des enfants, même si je trouve ça très beau. On verra bien…

- Votre combat, c’est la tolérance et l’acceptation de la différence ?

C’est le fil rouge du projet et de moi-même. D’ailleurs, je me pose de plus en plus de questions sur la notion d’artiste engagé. Je ne me vois pas vivre déconnecté de la réalité. Ça fait partie de moi, de mon travail.

- Comment va évoluer Christine pour le 2eme album ?

Je suis en train d’écrire les chansons et je sais ou je veux emmener le personnage. C’est encore un peu tôt pour en parler mais l’objectif est de faire un album plus pêchu, plus funky, plus libidineux. Je trouve Chaleur humaine très beau. C’est un disque d’adolescence, il a une douceur qui m’a presque surprise. Je ne pensais pas être si douce.

- Effectivement vous avez déclaré :“Je crois que si je ne faisais pas un truc artistique, j’irais casser la gueule à des gens.” Violente Christine ?    


(rires) Ce que je voulais dire c’est qu’il y a quelque chose d’assez viscérale en moi qui a besoin de s’exprimer, de s’extérioriser. Quand je ne donne pas de concert, quand je n’écris pas, je ne suis pas bien. C’est vital pour moi et donc violent dans ce sens la.


- Verra-t-on un jour les Queens sur scène avec vous ?

Ce serait fortiche ! Madame JoJo’s a fermé mais nous sommes toujours en contact avec les filles alors je ne sais pas. Mais si elles montent sur scène j’ai peur que plus personne ne me regarde tellement elles sont charismatiques! (rires)

- Finalement votre travail apparait tellement parfait et intelligent qu’on se demande où est la faille ?

Mais j’en ai plein ! (rires) Je pense que ma plus grande qualité est aussi une faille possible : cette envie de trop vouloir me dépasser. Cette envie de perfection, à un moment de ma vie, m’a carrément brisée. Christine est un personnage qui m’aide sur ce point. Elle ramène du désordre. Sans elle j’aurai par exemple envie de ne jamais déplaire a personne et je pourrai donc me censurer, ne pas faire de vague. Avec Christine j’ai trouvé une technique pour rester audacieuse et courageuse. C’est un dialogue permanent entre elle et moi.

- Un peu schizo tout ça non ?

(rires) Carrément !


Philippe Latil pour Life
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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Mer 1 Juil - 21:41



"Devenir un dessin"

En un album et une poignée de clips ambitieux, Héloïse Letissier s'est imposée comme l'artiste française la plus influente. Très travaillé, son univers fait entrer en collision hip-hop et chanson française, Christophe et Kanye West, art visuel et culture queer.



Dans sa nouvelle forme de streaming, Apple demande aux artistes d'intéragir avec leur public. Comment vois-tu évoluer cette relation ?

Les réseaux sociaux permettent une relation de plus en plus directe avec sa fan-base. Ce qui me fait peur, c'est l'obsession du "contenu". Plus il y a d'offres ou de plate-formes - Apple, Tidal, Spotify, etc.- et plus on demande à l'artiste de produire du contenu exclusif. J'ai du mal à répondre à cette demande. Ça sert à quoi d'être plus proche s'il n'y a plus de sens, comme un geste phatique pour dire : je suis là ?
Chaque artiste doit inventer sa façon de communiquer, à l'instar de Grimes, qui écrit de longs texte, ou Lorde, géniale sur Twitter ou sur son Tumblr. Je pense qu'il faut utiliser internet comme un réseau. Ce n'est pas forcément aux artistes de l'alimenter. Les gens qui nous suivent peuvent également être force de proposition. Tu sens qu'en tant que fan de Grimes, tu peux potentiellement lui faire découvrir quelque chose, un artiste ou autre, que dans "réseau" il y a "échange".

Quel effet la dématérialisation de la musique a-t-elle eu sur la performance live ?

Aujourd'hui, le live est décisif. On doit se différencier dans la performance de sa retransmission sur Youtube. On essaie donc d'être de plus en plus créatif sur scène. Il y a des propositions très intéressantes. Kraftwerk, The Knife ont totalement décollé sur scène.

Esthétiquement, tu vois la musique évoluer comment ?

Indie et mainstream coexistent, se phagocytent. Le hip-hop est devenu la nouvelle pop, c'est une nouvelle grammaire, comme l'a longtemps été le rock. Tout est tellement hip-hop que des filles comme Sky Ferreira en deviennent un peu spé. Mais j'ai l'impression que le rock va revenir comme mouvement "fasion indé", comme lorsque Rihanna et Kanye West font un morceau avec McCartney.


Audoin Desforges.

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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Mer 1 Juil - 21:42



Christine and the Queens a reçu son disque de platine dimanche à
Werchter.









Christine and The Queens est aussi détendue que souriante à quelques heures de monter sur scène. La Nantaise vit pourtant une année marathon, elle qui a vécu une reconnaissance mondiale en quelques mois à peine avec, parmi ses admirateurs, des figures comme Madonna.

- Comment avez-vous vécu cette année ?


"C’est vrai que j’ai l’impression qu’il y a un peu eu six années en une. Ce fut une année pleine d’imprévus, très sportive et qui a dépassé toutes mes attentes."

- Vous arrivez à avoir du recul sur ce que vous avez fait, à analyser les choses ?


"Je ne pense pas que j’arriverai à comprendre mon succès. Cela reste quelque chose de mystérieux. Ce qui est très bien car ça veut dire que ce n’est pas calculé, qu’il n’y a pas de recette magique. Moi ce que je dégage, je ne m’en rends pas compte. L’album, j’étais contente de l’avoir fait de cette façon-là; je ne savais pas si j’allais passer à la radio mais j’étais raccord avec ce que je défendais esthétiquement et artistiquement. Après, que ça ait plu à des gens très différents, c’est très joli mais j’ai un peu de mal à l’expliquer. D’ailleurs, je ferai peut-être un deuxième album qui ne résonnera pas du tout. Et c’est bien, je ne préfère pas trop y réfléchir."

- Vous ne sentez pas trop de pression sur le deuxième album ?


"Non, en même temps, je ne suis pas encore en studio. Je ne suis pas bloquée, je suis même assez impatiente à l’idée d’expérimenter de nouvelles choses. Je suis un bébé, je ne fais que commencer dans le métier. Et du coup, ça bouge tout le temps. Et ça me donne l’envie d’être encore plus audacieuse. Le personnage a été bien accueilli, bien compris."

- Vous qui avez déjà fait des shows aux States , vous faites aussi figure d’extraterrestre à Rock Werchter où vous êtes la première artiste féminine à chanter en français de l’histoire du festival…


"Je ne savais pas. C’est super, tant mieux. Toutes les questions de la francophonie, ça commence à bouger. Stromae, du reste, y a contribué. La langue est peut-être de moins en moins une barrière. On peut penser à des projets francophones à l’américaine en pensant à l’image, au personnage. Un projet un peu total à l’esthétique pop. Le français, je le travaille comme une matière sonore, même si je me penche aussi sur le sens. Je termine toujours mes chansons avec mes textes, il n’y a pas de texte qui préexiste. Si bien que le texte s’adapte à la musique et à mes improvisations que je fais en chant. C’est à la fois littéraire et rythmique."

- Vous êtes l’objet de plein de comparaisons : de Stromae à Michael Jackson. C’est flatteur, évidemment, mais pas un peu angoissant également ?


"Michael Jackson, sur le coup, c’est un peu trop haut. Je suis une fan de Michael Jackson, il m’inspire. Mais je ne suis pas à son niveau; on s’en fout. Sa façon d’envisager sa musique de manière assez absolue m’inspire. J’ai une chorégraphe, Marion Motin, qui est très très fan. Qui a failli danser avec lui. On est un peu obsédées par lui. Ce qui est intéressant ensuite, c’est de se faire un langage personnel de ses influences. J’aime aussi la chorégraphe Pina Bausch. Du coup, comment je peux concilier ces différentes influences dans une danse à moi ? Je me laisse traverser par ce qui m’a nourrie. De la même façon, je me laisse traverser par Kanye West et Christophe, des références très différentes. Je n’ai pas envie de m’interdire certaines choses."

- La balance entre le côté réfléchi et naturel du projet est assez ténue.


"Ce qui est compliqué, c’est de savoir où tu veux aller et ce que tu veux dire. Une fois que tu le sais, c’est facile. Ce qui m’angoisserait, ce serait de ne plus savoir ce que j’ai à dire. Les combats restent les mêmes. Ils peuvent se durcir ou un peu changer. Chaleur humaine, ça raconte pas mal l’adolescence, la mienne et celle d’autres. J’ai l’impression d’avoir un peu grandi, d’avoir perdu le baby fat . Je vais peut-être avoir un album plus adulte. Il y a plein de choses à proposer en tant que chanteuse. Il y a l’hypersexualité de Beyoncé ou de Miley Cyrus mais il y a aussi toute la voie de Patti Smith ou de PJ Harvey qui ont proposé une autre façon d’être une chanteuse."

- On vous dit aussi porte-parole d’une génération.


"Holà, comme ils y vont sur internet. C’est hyper-solennel. J’ai toujours dit que pour un artiste, ce qui était difficile c’était de durer. On peut s’enflammer sur toi et puis dans deux ans s’en foutre. Alors porte-parole d’une génération, j’attendrais déjà trois albums et puis on verra. Faudrait définir tous les termes, quelle génération, etc. Attendons d’abord de voir si j’arrive à transformer l’essai."

- Ça fait partie du rôle d’artiste d’être militante ?


"Je réfléchis à cette question de l’engagement. Je suis beaucoup sur mes réseaux sociaux et on en discute avec des gens. Je pense que c’est même engageant de ne pas s’engager, que tout est engagement. Tout ce que tu fais est regardé et est une prise de position. Et ne pas prendre de position, c’est aussi une façon de renoncer. Moi mon album je l’ai construit parce que je suis une jeune fille, parce que je suis née en 88 et que j’ai vécu des choses qui m’ont poussée à écrire d’une certaine façon. Je ne suis pas du tout déconnectée de la société. Elle a fait de moi l’artiste que je suis aujourd’hui. Je considère que mon regard d’artiste est le regard que je porte sur la société et je me réserve du coup le droit de réagir car je reste une citoyenne. Je ne me vois pas ne pas réagir avec certaines choses qui se passent en France. Je trouverais ça obscène. En même temps, tu es dans la vie des gens, si bien qu’il serait étrange de décider de ne pas exister dans cette société-là."

- Ne pas réagir en tant qu’artiste, ce n’est pas un peu lâche ?


"Oui, mais c’est effrayant aussi. Avec les réseaux sociaux, tout est très vite relayé. Je me suis attiré très vite ­ - même s’il y a pis - plein de followers un peu racistes qui disaient qu’ils allaient m’égorger. C’est très violent. Très immédiat. Ça peut faire peur. Et comme il y a aussi le culte d’avoir plein de followers , on a peur de les perdre en disant quelque chose qui serait mal perçu. Mais il ne faut pas réfléchir comme ça, sinon j’arrête de tout faire, de chanter, de monter sur scène. Je suis dans ces questionnements, je ne connais pas encore la bonne réponse sur comment être engagée. Déjà, à ma façon, j’ai l’impression d’être engagée sur cet album-là, même avec ce personnage de fille en costume. Même si c’est vraiment soft comme engagement. J’avais des gens qui me demandaient pourquoi j’étais pas plus sexy, que j’étais une fille assez jolie. Ben non, y a plein de façons d’être une jeune fille. Je fais partie d’une génération qui a grandi avec internet. C’est donc à la fois violent mais aussi presque une fatalité que l’exposition amène son lot de haters . Et il y a un côté assez absurde. J’utilise souvent twitter et je réponds souvent aux haters avec des plaisanteries et ils me répondent souvent avec des cœurs. Cela me fascine presque, ce côté absurde. Il y a une vraie volonté d’exister à tout prix si bien que des fois les mecs se transforment en haters pour être retwittés . C’est curieux. Internet nous fait nous comporter d’une certaine façon, a changé nos habitudes. Mais je ne suis pas à plaindre. J’aime bien internet, c’est un espace où il y a de la liberté, dont celle de découvrir plein de choses, des films, des musiques."






Interview dans l'émission JIM





“Being on stage always felt special for me, even when I was younger and this is why I wanted to do theater at first because everything felt good on stage. Sometimes everything feels weird and awkward for me in real life. But when I’m on stage, I’m like.. if something goes wrong, nothing can be really really terrible on stage because I always find a way to carry on somehow and it always felt like that. I don’t know, I think it’s like electricity for me.“



" I'm working on the US album, coz I'm going to have a release in the us in october so I wanted translate some songs to be sure the message come through. "



Have you think about new songs already ?






________

Rock Werchter
28 Juin 2015
@ Klub C



Christine & The Queens se retrouvait elle programmée sur la scène du Klub voisin. La transition entre les deux univers n'était pas forcément évidente: rock-soul sudiste d'un côté, électropop frenchie de l'autre. Hargne très masculine sur robe à fleur pour Howard, déhanchement sur veston d'homme pour Christine. La théorie des genres, qu'ils disaient. Question musique, celui de la Française balance par exemple entre Christophe et Kanye West (sa reprise des Paradis perdus mixés à Heartless), Véronique Sanson et Michael Jackson. Un grand écart qui lui a permis de faire un malheur non seulement chez elle, mais aussi à l'internationale. Ou en tout cas en Flandre, poussée par la toute-puissante Studio Brussel. Pour surprenante qu'elle puisse paraître, sa place dans l'affiche de Werchter n'était donc pas usurpée. Pour l'occasion, le show a pris encore un peu plus de corps. Sans grand tralala (sur scène, deux stations synthé-boite à rythmes, un guitariste-bassiste-choriste, quatre danseurs, et c'est tout), mais avec des effets aussi simples que maîtrisés (le jeu des noirs et blancs), et des chorés déliées qui retombent toujours sur leurs pattes. Comme la prêtresse d'Alabama Shakes, la Française semble par moment avoir un peu trop regardé les films de Jim Carrey. Mais en jouant encore avec les citations (Mark Ronson, ou le Pump Up The Jam de Technotronic), et ne lâchant jamais son sourire, la Française pop aura réussi à emballer tout son petit monde.


photo : Olivier Donnet










photo: Alex Vanhee




"Werchter ! You were so fierce and welcoming. My heart is still racing."



Enfants bizarres au Werchter 😱 - photo : Rob Walbers



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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Sam 4 Juil - 21:42

Maroquinerie
AUSTRA + CHRISTINE AND THE QUEENS + o F F LOVE
15.12.2011





Christine ou la grâce

Depuis quelques mois, Christine est devenu un prénom qui me rend toute chose et me donne envie de crier mon plaisir de l’entendre. Christine est blonde, Christine est complètement barrée, Christine est douée, c’est un coup de coeur monumental mais… c’est pas ma meuf.
Ok, explications.



Flashback.


Décembre 2011, concert d’Austra à la Maroquinerie. Nous avons eu le droit, en première partie, à une étrange créature au visage caché derrière un bandana, dont le nom demeurera inconnu, mi gangster-mi robot (merci les logiciels qui déforment la voix, merci Kanye West d’avoir ouvert la voie). C’était du lourd, mais on n’a pas trop décollé. Du coup, parce que la vengeance est un plat qui se mange froid et pour nous faire patienter encore un peu avant l’arrivée d’Austra, Christine and the Queens est entrée en scène. Roulement de tambour.
Dans la fosse, des fans de la première heure criaient des locutions bizarres, du genre «yeah be freaaaaky» ou bien «kiss my craaaaaasse!». Interloquée, je ne comprenais pas vraiment où ils voulaient en venir, mais qu’à cela ne tienne, trois secondes plus tard j’étais complètement envoûtée par ce qu’il se passait sur scène.



Une blonde en smoking noir – quelque chose de singulier mais de très simple, très classe – avec des petits bois de cerf sur la tête. Croyez-le ou non, ça la parait d’un puissant magnétisme, j’ai gardé les yeux rivés sur elle. (Retenez l’idée des bois pour votre prochain rendez-vous galant… c’est risqué mais ça peut faire effet. Bon, ok, on ne garantit pas quel effet… Bon, d’accord, laissez tomber.)



Avec un timbre de voix qui rappelle parfois celui de Lykke Li, la voilà qui chante, seule avec son ordinateur, des ciseaux à la main, des lunettes de soleil sur le nez, tout en gardant son sérieux et son aplomb. Puis tout à coup, elle se met à nous faire une danse complètement improbable – comme celle des ringards au pantalon trop court dans les sitcoms américaines – en chantant le fameux «Be freaky». Et ô émerveillement, elle ne perd rien de sa superbe…
Le coup de grâce fut sa reprise d’Amazoniaque, une chanson d’Yves Sinon sortie de nulle part. Monde parallèle. Fantasmes. Fantasque. Encore.
Ce qui est hautement séducteur dans son petit jeu de scène, c’est que l’absurde se mêle au sublime d’une manière pleinement assumée. Elle peut reprendre Who is it ou chanter «j’sens pas très bon, ouais mais j’suis belle», l’effet est le même – on tombe sous le charme.
Alors, d’accord, c’est bien beau tout ça, cette déclaration d’amour en règle, mais maintenant vous avez peut-être envie de savoir qui est Christine. And the Queens. Ne les oublions pas. Car elle a beau être seule sur scène, elle est un groupe composé de 5 autres personnes. Christine, en réalité Héloïse Lhetissier, est originaire de Nantes. Les Queens, ce sont ses alters-egos soniques, des travestis qu’elle a rencontrés dans des clubs à Londres qui la suivent dans sa musique et l’aident à composer. Parmi ces Queens, il y a notamment Mac Abbey, qui donne son nom au dernier EP (sorti en janvier 2012, après Miséricorde l’année dernière) et qui l’a mise au défi de reprendre Amazoniaque, persuadée que Christine se casserait les dents (mille mercis, Mac Abbey – la prochaine fois, challenge-la sur Le grand sommeil d’Étienne Daho s’il te plaît).


Sur le net, on trouve beaucoup de vidéos en lien avec ses chansons, dans lesquelles se déploie son univers Electro pop-Kitsch-Freaky-Paillettes. Influencée par Pipo Delbono ou David Lynch sur le plan théâtral et cinématographique, on retrouve Björk ou David Bowie du côté musical.
Ce qui nous donne un tout électronique teinté d’années 80 mais pas trop, ondulant, entêtant ou langoureux, profond et loufoque. Ainsi que comique, et en même temps empreint d’une réelle compassion pour le genre humain, dans ce qu’il a de malhabile et de détraqué. Ca donne envie à la fois de danser, pleurer, d’aimer ses défauts et de rouler une pelle à l’existence. La voir sur scène fait un bien fou, ça rend heureux d’être multiple. Promis.




Lauréate du concours SFR Jeune Talent, son nom commence à être sur toutes les bouches. Programmée le 22 mars au Point Éphémère pour le festival Les femmes s’en mêlent, il n’y a qu’une chose à dire: vous vous en mordrez les doigts si vous la ratez ! Alors dégotez-vous une queue de pie à paillettes, et Let’s be freaky.

barbieturix.com



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La Cigale
23 juin 2011
1ere partie de Lykke Li






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PAPIER TIMBRE (café bar)

Christine and the queens et Owlle

Bars en Trans

2 Décembre 2011 - Rennes



Le vendredi 2 décembre, toujours à 18h, c'est au tour de Christine and the queens et de Owlle de venir partager leur musique au Papier Timbré.




CHRISTINE AND THE QUEENS (Paris – Electro A Capella) Christine est toujours vêtue de son smoking. Elle aime à rappeler qu’elle n’est qu’un Faux Queen; un imposteur. Sa pratique pourrait, à première écoute, s’apparenter à du lo-fi, mais Christine déploie un univers visuel et musical d’une grande richesse, aux frontières mouvantes, fait d’influences variées. À l’évidence de mélodies entêtantes, Christine a l’intelligence d’adjoindre des textes drôles, étonnamment décapants, et d’une épaisseur rare. Christine redonne chaleur et lumière au monde des Freaks. Finalistes CQFD 2010, puis élue finaliste InrocksLab 2011, Christine a ainsi ouvert quelques dates de la tournée française de The Do (avril 2011), avant de jouer pour Lykke Li à la Cigale (juin 2011). Après la sortie d’un premier EP, Miséricorde, un second est en préparation.



Alors que certains sont en train de se trémousser et de suer dans de grandes salles rennaises (l'Ubu, Le Liberté...), pour le célèbre festival breton des Transmusicales, d'autres préfèrent rester en ville à boire une bière. C'est pour eux que les Bars en Trans ont été créés : pouvoir savourer un bon petit concert en sirotant un verre, c'est le pied, mais le faire pendant trois jours, c'est encore mieux.
C'est dans l'agréable bar-librairie le Papier Timbré que votre rédactrice a choisi de s'échouer. Situé en bas de la place Sainte Anne, repère de toutes les crêperies, le bar possède une scène dans l'arrière-salle, confinée entre une bibliothèque et des toilettes.
 
Le concert est programmé pour 18h, mais ce n'est qu'un peu avant 20h que les bénévoles des Bars en Trans commencent à faire gigoter leurs tours de cous accrédités en apportant les dernières retouches à la scène. La salle est petite, mais elle est pleine.
 
Une blonde en costume sur talons compensés s'avance et monte sur scène. Elle porte un serre-tête orné de bois ("Je suis un renne à Rennes" expliquera-t-elle plus tard). Il s'agit de Christine and the Queens, artiste solo avec son ordinateur. "Je joue le rôle de cinq personnes" précise l'artiste, faisant se lever plusieurs sourcils, avant d'entamer "Drifter", un titre électro/pop coloré des plus agréables. Mais si le public est scotché à la jeune femme, ce n'est pas uniquement dû à la musique. Tantôt les bras gracieusement en l'air, tantôt pliée et grimaçante, la chanteuse exécute comme une sorte de danse mi-shamanique mi-virile et gratifie le public d'un regard sévère et d'une moue sérieuse. Et c'est comme ça pendant tout le concert. Entre deux chansons, elle revet le rôle d'un personnage anglophone et complètement décalé. "Be freaky !" (soyez bizarre) clâme-t-elle dans la chanson du même nom. 

Côté musique, l'accompagnement électro délivré par l'ordinateur est profond, planant et prenant. La voix est magnifique. Les compositions, gracieuses et réussies, ont quelque chose de Florence and the Machine, et justifient parfaitement l'attitude freaky de "Christine", donnant au concert une ambiance fantasmagorique. A noter également, une élégante et touchante reprise de "Who is it" de Michael Jackson et une chanson aux paroles insolentes : "Je sens pas très bon, ouais, mais j'suis belle". Il y a quelque chose de théâtral et de baroque dans tout ça. Le public est totalement conquis.
 
Les Bars en Trans, on y va pour la bière ou pour la musique, mais l'important est d'y aller. Ce soir là au Papier Timbré, la fournée fut particulièrement savoureuse, et on a l'intime conviction qu'un jour, on retrouvera les deux femmes sur les plus hautes scènes des Transmusicales. 




__________________________________________________



Paul B
Christine and the Queens & Lilly Wood & The Prick
Massy | 20.03.2013


Avec une première partie assurée par Christine and The Queens, lauréate du FAIR 2013, dont on avait beaucoup entendu parler (en bien, voire en très bien), leur programmation chez nos voisins de Paul B tombait donc à pic.




En première partie de Lilly Wood and the Prick le 20 mars dernier à Paul B (Massy), le groupe Christine and the Queens a dû, je pense, en scotcher plus d’un. C’est un groupe (si si !), mais la miss est seule sur scène, seule avec son PC, son micro et ses jeux de lumières. Du coup, Christine est tantôt rouge, tantôt noire, bleue, fuchsia. Photographiquement cauchemardesque (dommage, car Christine est très expressive et possède une réelle présence scénique), il m’est quasiment impossible de rendre justice à son set électro-chic, assorti d’une voix tout à fait impressionnante et d’une énorme dose de classe. Mais j’essaie quand même, tellement ça m’a plu. Retenez bien son nom… un nouvel EP prévu bientôt, une date (en tête d’affiche cette fois) au Nouveau Casino en avril prochain : ça décolle pour Christine and The Queens, et c’est tant mieux !











Benoit Andreani

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Holly75
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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Dim 5 Juil - 21:12

June 21 2015 was utterly amazing, surreal, just perfect.
Best Fête de la Musique EVER.




3H30 de route pour rallier Montpellier à Toulon. And here I am. Au pays des grillons, sous un soleil de plomb au milieu de la pinède. Christine doit faire un itw sur la plage du Mourrillon au resto La Plage, Chérie FM en avait brièvement parler, c'était relativement confidentiel et inespéré.


16h arrivé de Christine, Tshirt blanc, lunettes de soleil, pantalon noir (venant de NY) et Nike flambant neuves (achetées la veille) au pieds, bref d'un naturel confondant et désarmant. Souriante, accessible, drôle. Quelques auditrices "triées sur le volet" ont eu l'occasion de lui poser des questions, entrecoupée de pauses durant lesquelles Christine signait volontiers as usual des autographes et prit la pose avec plaisir pour les quelques heureux chanceux se trouvant sur le plateau (une trentaine tout au plus) dont nous faisions parti.  Je retiendrai le moment "mais si mon chat, c'est ma signature là!", en réponse à une petite fille qui pensait qu'elle s’appelait Christina ce qui a donné lieu à un quiproquo des plus drôle, une fois de plus Christine a prit le temps qu'il fallait et fait preuve d'une grande générosité qui n'est plus à prouver.





J'avoue ne pas avoir écouté plus que ça l'interview, j'étais trop dans la contemplation (et j'étais pas la seule) à faire "waouw elle est là, waouw elle est trop stylée, waouw elle est trop chou" dans ma tête :p




Elle passera ensuite un moment à l'écart pour semble t-il répondre aux questions posées via Twitter par ses fans.




Elle est resté environ 1h avant de décoller like a rocketship à bord de son mini van (ou de son vaisseau) aux vitres teintées, au côté de Diablo, Nick et Gabriel et du reste de sa team en direction de Chateauvallon et son théâtre couvert où avait lieu le concert de ce soir.
Durant l'après midi alors qu'on attendais devant le théâtre on a était prié de descendre d'un étage, pour les besoins d'un tournage...


Le concert était court, concert privé oblige, 40-45min mais géniale, vraiment géniale. 350 personnes dans une salle initialement prévue pour 1000, les fauteuils avaient pour l'occasion laissé la place à une piste de danse qui n'a que très peu finalement était exploité. Tout le monde ayant les yeux rivés vers la reine, qui a fait le show.


Elle a notamment reçu des dessins, un bouquet et une proposition de la part d'une "danseuse", qui a failli avoir son "quart d'heure" de gloire.
Christine a fait une arrivé fracassante en manquant de se manger la scène (involontairement cette fois), elle a gardé ses Nike, pour le style au lieu de ses chaussures de scène habituelles (& Other Stories), j'ai trouvé ça plutôt sympa, même si ma préférence reste aux autres chaussures, c'était une spéciale Toulon, comme le rappel manqué !



Elle a fait Paradis Perdus version C à Vous and it was pretty cool.


"You wait a couple months then you gonna see / You'll never find nobody better than me"


On t'as attendu après le concert pour le jeu de piste dans la pinède, mais on était déjà comblée, donc on t'en veux pas, ce n'est que partie remise. Le crépuscule était grandiose sur les hauteurs de Toulon, cadre sublime en accord avec la soirée. Just like a dream, it was fucking awesome but unfortunatly, it never lasts. Toulouse was nothing compare to this <3. I hope next time, at the end of the month, it will be the same, la même chose en plus long, avec encore plus de blagues pourries et de transpiration. Keep on being the queen. On est reparti dans la nuit, en croisant la grande ourse sous un ciel sans nuage, les yeux rempli d'étoiles (y en avait bien plus que 3) et le cœur empli de chaleur humaine.


Quelques extraits retranscrits du concert :




Bonsoir, comment allez vous ?
Ah mince j'ai vouvoyé, d'habitude je tutoie, c'est l'effet Chérie FM. Chériiiiiie FMMMMM, meilleur jingle radio, je tiens à le dire, ce jingle est un tube, je tenais à féliciter le compositeur de ce jingle qui est très doué, j'espère que tu vas bien donc. Enchantée, nous sommes Christine and The Queens. Dans 5,4,3,2,1 Christine va décoller. Concert Pop Love. Mais Pop Love c'est pas mal, c'est vrai, j'aimerai bien qu'on puisse décrire ma musique comme Pop Love. Pop Love, tu peux absolument être qui tu veux, tu es bienvenue, tu vois. Bienvenue ce soir au concert Pop Love. Voilà, tu peux arriver sous toute les formes, avec le prénom que tu veux d'ailleurs, tu fais ce que tu veux.
-Merciii Christiiine
-Mais de rien chéri(e), mais de rien. Mais c'est vrai, tu peux choisir ton prénom, tu peux choisir d'être un cactus, je veux dire on a besoin d'imagination aujourd'hui pour s'ouvrir un petit peu l'esprit.





- Tu vas bien ?
- J'ai pas l'air d'aller bien ? Smile Si, ça va très bien.
- On t'aime Christine.
- Merci beaucoup, je vous aime aussi, c'est réciproque.

- Ça va devenir tu sais une conférence, genre oui, madame au fond oui, le cours de la bourse dans le milieu de la musique ? "Ouais je sais pas, avec le streaming tu sais..."

Non mais je suis contente d'être là, parce que je peux voir les visages de tout le monde avec beaucoup de détails donc je vois ta préférée, je vois celle que t'aimes moins "ah Narcissus moi..."
Non mais c'est bien, c'est conviviale, en plus t'as de l'espace pour danser, t'as vu. Moi j'dis ça, j'dis rien. Surtout que maintenant viens une ballade, tu vas pas du tout pouvoir utiliser cet espace, une balade un peu particulière...

(quelqu'un lui tend un bouquet)
-Ah c'est ma fête en fait. Merci beaucoup. Olala.




Tranquille et tout, on fait un after après dans les grillons, pas mal... Du voguing dans les grillons.

Bon j'ai mit des baskets aujourd'hui, j'ai essayé de me faire un look en fait.

Tuto maquillage, bientôt ma chaine Youtube "tu as un bouton, j'ai une paillette", t'arrives au collège, genre fiiierce. Ah mais c'est pas mal, c'est pas mal, ça aurait était une bonne technique. Moi au collège, j'étais un peu complexée, j'aurai du me mettre des paillettes sur le visage tu sais, tout de suite j'aurai eu une autre attitude, j'aurai fait un peu plus comme Beyonce. J'adore Beyonce pour ça. Bon Beyonce est parfaite de base donc c'est compliqué mais Beyonce a toujours son ventilateur avec elle. Non mais on néglige l'effet du ventilateur, mais tout de suite, y a plus de prestance dans tout ce qu'elle fait, parce que ses cheveux volent tu vois. Moi j'ai décidé -bon je suis pas Beyonce et c'est pas grave du tout- j'ai décidé d'avoir un ventilateur virtuel qui est d'essayer d'avoir confiance en moi.
"BONJOUR CHRISTINE ! BONJOUR" Je pense que pour la chanson qui vient on va tous avoir besoin d'un ventilateur personnel, je voudrai que tout le monde sorte sa diva intérieure si c'est possible, on en a tous une, même Elton John ! Tout le monde. OKAY va falloir être fierce comme on dit en anglais, avoir beaucoup d'attitude. Je regarde, j'te vois hein. Très bien.





Elle parle d'un jeune homme qui était dans Paris et qui avait un look assez incroyable, suffisamment incroyable pour qu'on se moque beaucoup de lui et moi je le trouvais très beau alors je lui ai écrit une chanson et je lui ai donné d'ailleurs un prénom, parce que je ne sais pas comment il s'appelle mais pour moi il s'appelle Saint Claude.
 




- Une autre, une autre, une autre !
- Merde... Excusez moi, en fait c'est l'sud, j'avais pas eu le soleil depuis 6 mois et du coup ça m'a fait complétement vriller.
Bon... en fait ils *se tournant vers les danseurs* sont prêt, mince j'ai gâché l'effet de surprise, en fait on faisait semblant de partir mais on avait prévu de revenir. J'ai oublié qu'il fallait d'abord faire semblant de partir...
Attends, c'est l'métier qui rentre, ça fait que 2 ans que j'fais ça tu sais.
Bon et bien merci de ton rappel, nous sommes re-là. Avec une dernière chanson pour clore la soirée.
Ah la meuf, j'te jure, elle décroche quoi !


Nous allons conclure sur une chanson un ptit peu...
"Conclure !?" "Meuf tu fait 5h de concert... tu me rajoute dans la playlist, tu mets du Michel Sardou, tu restes!"
Oui c'est un concert privé Chérie FM de 40min, néamoins je suis en tournée dans toute la france si cet apperçu te plait, c'est la même chose en plus long, avec plus de blagues pourries et encore plus de transpiration.
Non mais on est là après quoi hein. On sera dans la pinède quoi "un jeu de piste est organisé.." bon j'arrête de parler. Ce qui est terrible dans les concerts privé c'est que comme tu es très prêt et que j'ai du temps, je parle beaucoup. Chérie FM si tu m'écoute, si tu veux que j'anime une matinale... "Avec Christine, sur Chérie FM, Chériiiie FMMM, nous avons un appel de Mélinda- Mélinda Bonjour!" BON, parenthèse fermée. Nous allons conclure, malgré tout.
-NOOON
-Bah, malgré tout quoi. La meuf qui sait pas se défendre bien quoi.
Par une ballade. Tu peux participer. Avec les danseurs ? euh non mais si tu veux ils peuvent improviser derrière. En revanche, toi tu peux participer directement à cette ballade parce que...
- Je veux danser avec toi, je suis danseuse.
- Tu veux danser avec moi, sur la ballade là maintenant ? On se voit après pour parler business..
- Tu participer *rires* - ça va jamais en finir ce truc. Elle s'appelle Nuit 17 à 52 et qui dit nuit, dit étoiles et si tu as de quoi en faire, à part tes yeux bien sûr...





Merci beaucoup, toi aussi tu es une graine de star "Graine de Staar".
Merci beaucoup, c’était très agréable de passer la Fête de la Musique avec toi, vraiment, c'est vrai, c'est bien. Merci pour ton accueil, merci beaucoup pour tout ce qui se passe depuis un an maintenant avec ce petit album qui s'appelle Chaleur Humaine, merci beaucoup.





Ainsi que des extraits de l'interview :




- Les auditrices de Chérie FM ont soigneusement étaient sélectionnées pour pouvoir vous poser des questions...
- Sur CV, tout ça, non ?!






- Aimes-tu ta voix ?

- Non, j'aime pas ma voix. Je sais pas si vous connaissez ce pianiste qui s'appelle Keith Jarrett, qui est un excellent pianiste, qui avait fait un super concert sur un piano qu'il trouvait mauvais et du coup en fait ça l'a poussé à composer des choses, à trouver des choses qui faisaient que le piano sonné mieux, bah ma voix c'est un peu pareil, je l'aime pas trop mais du coup j'essaie de trouver des chansons suffisamment correctes pour qu'elle soit intéressante. Donc ça me pousse à écrire des chansons peut être plus intéressantes, je sais pas.

- J'ai eu un rapport assez compliqué à ma voix parce que quand j'étais jeune je supportais pas de chanter parce que je supportais pas ma voix mais y a un moment où ça m'a d'abord fait du bien de chanter parce que je trouvais que c'était un acte assez généreux et puis en fait ça te fait vibrer ton corps aussi et donc à un moment de chanter c'est devenu un peu thérapeutique pour moi finalement, c'est à dire que je me souciais plus trop de ce que ça donnait ou de ce que ça rendait mais ça me faisait d'abord du bien.


VIDEO de l'interview à Chateauvallon






Dernière édition par Holly75 le Lun 13 Juil - 21:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Dim 5 Juil - 21:25

- Ma nuit avec Christine and the Queens -



– Bonsoir Christine !
– Bonsoir, ça va ?
– Ça va plutôt bien, ravie que tu aies accepté de passer un peu temps ici, dans ta course folle.

– Oui, c’est presque une course effrénée ! C’est vrai que c’est très physique depuis quelque temps. J’aime ça et en même temps je sens bien qu’il faudrait pas non plus que ça dure trop longtemps. Faudrait pas que ça devienne une habitude.

– C’est ça le succès, que veux-tu ! Tu pourrais habiter la moitié de l’année aux USA, l’autre moitié en France ? Ca règlerait une partie du problème, prendre l’avion et subir le jetlag.

J’y ai pensé effectivement ; évidemment ça supposerait que j’aie…un succès relatif là-bas – ça y est je me prends pour Beyoncé ! Et puis ça supposerait plein d’autres choses, j’ai tendance à anticiper et à fantasmer pas mal mais pour le moment j’ai encore un peu les pieds sur terre.


– Et les chevilles très fines, qui rentrent encore dans tes chaussures !
– Oui oui, c’est une sorte de test pour moi : si je commence à me sentir à l’étroit, je saurai que j’ai vraiment un gros problème d’égo. J’espère ne pas en arriver là, du coup depuis le début je porte quasiment toujours la même marque ou le même modèle. Si on me voit porter des tongs un jour sur scène, on saura pourquoi !


– En attendant, quelle performance physique ! Personnellement, je ne pourrai pas accomplir le dixième de ce que tu fais physiquement pendant le spectacle, principalement car mes pieds seraient en sang au bout de dix minutes.
Je reconnais qu’il ne faut pas avoir peur de souffrir – souffrir pour son art, pour son public, c’est beau non ? – mais il faut surtout avoir de bonnes chaussures. C’est ça le secret.


– Tu vas te faire sponsoriser ? – (rire) Euh…non, je ne pense pas, ce serait facile remarque, on photographie pas mal mes pieds. Et puis on sait jamais, s’il me prenait l’envie de changer mon personnage pour lui faire porter des chaussures à talon comme les vraies queens…il faudrait une marque qui fasse vraiment de tout. Ouh lala, on est parti dans des considérations matérialistes.

– C’est vrai, mais ça fait sûrement aussi un peu partie de ton quotidien désormais non ? Même si tu as des gens autour de toi qui « gèrent » (je déteste ce mot) tout l’aspect marketing/merchandising….est-ce que tu as l’impression qu’il y a maintenant tout un système Christine ?

– Non, je reste lucide : je ne suis pas Michael Jackson –et je ne le serai jamais- et même en dehors de ça, rien n’est fait. Le deuxième album n’est pas sorti, je ne sais pas du tout comment le public réagira, s’il continuera à me suivre. Donc non, y’a pas de système. Même si le nombre de gens qui s’occupent de ma petite personne a augmenté, et pas mal augmenté même vu qu’au tout début j’étais seule avec mon ordinateur, ça reste à taille humaine. Et surtout ce sont des gens que je connais vraiment bien, quasiment tous, que j’ai presque tous choisis moi-même ou sur les conseils de personnes qui me connaissent bien. Ce fait que ce « petit monde » à la rigueur, autour de Christine, est en symbiose avec le projet. C’est pour ça aussi que ça fonctionne (enfin, jusqu’ici ça fonctionne plutôt pas mal). Par contre, qu’il y ait plus de gens qui se reconnaissent dans Christine, donc plus de Christine, ça oui je le constate et ça me plaît autant que ça me surprend.

– Alors justement, qu’est-ce qu’il faut avoir ou pas, pour être dans ce projet ?
Il faut avoir la classe, une certaine personnalité singulière mais qui ne me porte pas trop ombrage, un style très soigné, beaucoup d’humour, des relations… (rire) C’est difficile à dire, ce sont les rencontres qui font que les gens se greffent ou pas au projet. Je vais répondre par la négative, ça sera plus facile : comme j’ai une certaine tendance à tout contrôler, j’aurais du mal à travailler avec quelqu’un qui me bride, qui transforme le projet (que ce soit au niveau musical, scénique, ou bien du managing), qui l’éloigne trop de mes aspirations. Donc j’aime réunir autour de moi des gens qui comprennent ce que je veux projeter, qui sont capables d’amener leur énergie au projet, avec leur propre vision. C’est somme toute assez banal en fait, c’est juste enrichir la base que moi j’ai posée.

– Dit comme ça, ça paraît effectivement presque trivial et pourtant quand on regarde ce qui est visible, la face émergée pour nous les fans, on voit principalement des musiciens au taquet et des danseurs bluffants.
C’est vrai qu’ils sont forts, ils sont très forts !


– Que des hommes. Il pourrait y avoir une autre fille un jour ?
– Hum, je sais pas. Comme je suis toute petite j’ai pris des danseurs hommes bien plus grands que moi…pourquoi pas, mais bon étant donné que Christine est une fille qui aimerait se faire passer pour un drag queen et donc s’entoure d’hommes, pour le moment ça reste comme ça. Et puis je travaille avec une chorégraphie, même si on la voit pas sur scène, elle est bien là dans la mise en scène. Pour les musiciens, si ça avait été des filles, ça ne m’aurait pas dérangée mais voilà, c’est sûr que j’ai croisé beaucoup plus d’hommes pour le moment dans les studios d’enregistrement, les productions…à mon grand regret d’ailleurs.

– Tu feras sans doute partie de ces filles qui font avancer les choses, puisque tu manies avec facilité les différents aspects de ton projet : compositions, production, scénographie…tu penses toujours à faire de la production ? Tu vois ça se réaliser dans un futur proche, ou bien tu te laisses le temps de faire ce deuxième album très attendu ?
– Oh hé bien oui j’y pense toujours oui, ça me travaille beaucoup. J’écoute et je rencontre des artistes qui me donnent envie de me lancer là-dedans, de créer du son sur mesure, de le peaufiner. C’est un travail qui m’attire, que j’ai découvert sur la réalisation du premier album (enfin de mon album ! la fille qui parle comme si elle en avait déjà plusieurs, tu sais !) et j’aimerais approfondir ça. Donc certainement que j’essaierai de prendre un peu plus les rênes de la production sur le prochain album, et après le grand saut si je suis prête ! Et si j’ai des projets qui se présentent ! Oui, c’est pas le tout de vouloir produire, il faut aussi que les gens acceptent que ce soit moi qui les produise.

– Tu préfèrerais que Kanye West te produise, ou bien que tu produises Kanye West ?
Ouhouhou, la question ! Pfff…si je préfère qu’il me produise ou que je le produise…hum, actuellement, je vais répondre raisonnablement hein, je suis plutôt dans le rêve qu’il me produise, et c’est un rêve ou même un fantasme. Evidemment j’aimerais les deux, je veux tout moi.

– Ca, on l’avait bien compris. C’est sans doute cette férocité, cet appétit qui t’a permis de te hisser là où tu en es aujourd’hui, je pense que tu es une très grande ambitieuse, très très carrée, et complètement barrée dans la façon dont tu apparais artistiquement au public. Et ça, c’est quand même des qualités qu’on retrouve chez toutes les stars qui t’ont inspirée non ?
– Euh, oui…merci. Je sais plus quoi dire là, ça fait beaucoup de compliments à la fois ! Disons que je sais clairement ce que je veux. Depuis le début j’ai en tête les shows à l’américaine, les personnages façon Bowie, les chorégraphies de Michael Jackson…tout en sachant que je ne leur arrive pas à la cheville, je fais juste mon petit chemin à moi avec Christine. Mais oui, j’ai toujours eu ces gens-là comme références et ça m’a guidée. Comme on m’a souvent dit : « fake it till you make it », c’est terriblement vrai. Ca marche hein, faut le dire aux gens : ça marche ! Bon, je sais pas si on peut faire semblant de gagner au loto pour que ça arrive vraiment…mais moi j’ai gagné mon gros lot comme ça !


– Avec énormément de travail quand même. Le talent, c’est une chose, le don aussi, mais si on ne le cultive pas, on n’en tire pas grand chose.
Certes, d’ailleurs je crois que je suis workaholic. Je ne suis jamais aussi bien que quand je travaille comme une dingue. Ca m’éloigne de la réalité, de ma vie de tous les jours, ça me permet de vivre une autre vie en somme.


– Est-ce qu’avec le recul, tu es contente (je ne vais pas aller jusqu’à dire reconnaissante) que tes profs de théâtre t’aient bridée et t’aient éloignée de ce parcours initial ?
– Alors, je n’ai pas l’esprit de vengeance…Je leur en ai beaucoup voulu, et il y a des points sur lesquels je sais que j’avais raison de défendre mes intérêts, comme par exemple le fait que le milieu de la mise en scène soit misogyne. J’en ai parlé parce que ça s’est passé comme ça, et parce que j’espère quand même que les choses évolueront. Et puis avec le recul, je me dis que les choses devaient se passer comme ça ; je n’irais pas leur dire merci, je crois que c’est un ensemble de choses : ça se passait mal au théâtre et ça se passait mal dans ma vie personnelle – mais l’un n’explique pas l’autre et vice versa. En fait, dès que j’ai entrevu la possibilité de construire un projet musical, j’ai presque oublié toute cette sorte de mésaventure. C’est la musique qui m’a permis de dépasser, de sublimer tout ça. Bon ma réponse est une réponse de Normand, j’en veux à personne en particulier, à la rigueur j’en veux à ces normes, une fois de plus.


– Donc il y eut la Christinothérapie. Pour toi d’abord, pour le public maintenant…
Oh, c’est joli ! Je pourrais mettre une plaque en bas de chez moi tu sais : Christinothérapie, consultation sur rdv.


– A présent, c’est des milliers de gens qui se reconnaissent en toi, de mille façons, et qui disent se sentir mieux depuis qu’ils t’écoutent. C’est quand même phénoménal, même si je sais que tu te méfies de ce mot.
– Oui alors, être un phénomène, ça me fait un peu peur c’est vrai. Pourtant, être un freak, c’est justement être un phénomène. La question est de savoir ce qu’on en fait : est-ce que le phénomène va s’inscrire dans la durée, donc rester un phénomène pour les gens, est-ce qu’il va finir par faire partie du paysage ambiant, de la norme finalement, malgré lui, donc s’intégrer contre son gré…j’espère que je continuerai à interroger, d’une façon ou d’une autre. J’ai pas envie de devenir lisse, le danger ce serait que je m’enferme ou qu’on m’enferme dans une image. J’ai besoin de surprendre, de me surprendre moi et les autres.

– Pas de souci, on compte sur toi là-dessus et on sait que le défi sera relevé, puisque finalement, la transformation c’est ton moteur, depuis le début non ?
– Oui oui, c’est juste, c’est ça qui m’anime. Ca m’intéresse pas d’être moi, dans mon état civil de tous les jours.


– Oups, il se fait tard et j’ai rien à te proposer à grignoter…sinon de la compote à boire (ça c’est pour pas dire le nom de la marque) !
– (rire) Ah ben ça me va très bien ! Je mange un peu plus varié quand même, maintenant que je dois assurer pas mal de scènes. J’ai compris que le régime nuggets-compotes-jus d’orange, ça faisait pas de muscles !


– Rassure-moi, tu n’envisages pas de te transformer comme les culturistes ??
Non non, j’en suis loin, j’ai de la marge, ça va. Je voudrais juste m’étoffer un peu. Si tu regardes Madonna, Beyoncé, tu vois qu’elles font ce qu’il faut pour danser longtemps. Je voudrais juste augmenter mon capital biceps-triceps pour me permettre de chanter sans me préoccuper du reste.


– Tu sais déjà à quoi va ressembler le visage de Christine pour ce deuxième album ?
– Oh, il ne va pas être si différent de l’actuel ; non les changements je les pense plutôt dans l’attitude, le phrasé sur les textes. Physiquement, je compte encore sur le costume pour rester neutre, mais certaines gestuelles vont être plus appuyées, je voudrais accentuer certains traits. J’en dis pas plus, parce que ça serait dommage d’annuler la surprise et puis je suis pas encore totalement fixée sur tous les points.

– Très bien…on échappera donc à la Chrisbarre avec lunettes noires et Gitane…
Ah, j’y ai vaguement pensé, mais déjà que je suis très myope, les lunettes noires ça me paraît pas adapté, et je suis même pas capable de fumer alors. Et puis bon, il me faut un modèle à moi, Gainsbarre est un personnage qui m’inspire beaucoup c’est vrai, mais je veux réinventer Christine à ma façon. Ca me plaît qu’on puisse reconnaître certaines influences, c’est flatteur, cela dit on a vite fait de tomber dans les clichés ou dans une pâle copie. C’est pour ça aussi que je veux que ça reste très personnel, je n’aime pas être catégorisée. Alors c’est paradoxal, parce que quand on est dans le flou, on peut croire que c’est difficile de s’identifier, et pourtant au contraire, le plus grand nombre peut s’y reconnaître vu que les influences sont variées, au niveau du chant, de la langue…
– J’adore, j’ai même pas posé de question et j’ai une réponse de dix lignes !
Ah oui je sais, pardon je parle trop ! Je suis intarissable à mon sujet en fait, c’est terrible.

– Je savais que ce serait comme ça ; tu ne parles pas trop, tu parles bien et c’est trop rare pour qu’on s’en plaigne. Du coup, est-ce que tu penses exploiter la langue parlée de nouveau, en dehors d’un format disons rap ?
– Hum, sur scène ?
– Oui, je sais pas…tu parles pas mal sur scène, est-ce que tu envisagerais par exemple une mise en scène théâtralisée, un genre de spectacle-conte ou…comédie musicale, je ne sais pas…je pense à voix haute…ou bien un clip-film ?
Pour l’instant, les moments parlés, c’est quelques petites impros de rap entre ou dans les chansons- j’en fais pas plus parce que bon, dans ma salle de bains j’ai l’ai ridicule alors je limite un peu. Et puis les interventions entre les chansons, c’est de l’échange avec le public. Même si je commence à avoir un stock de blagounettes plus ou moins efficaces, je veux que ça reste spontané : c’est beau l’imperfection, c’est ça qui crée la magie du moment.


– Dans ton spectacle actuel, est-ce que tu pourrais donner la proportion d’impro par rapport à tout ce qui est rodé ?
– Oh, ce serait difficile…on doit être à 90 sinon 95% de préparé hein. On peut pas passer à côté, tout est écrit à l’avance dans ma tête. Y’a quand même beaucoup de moments totalement libres, de plus en plus même, ça vient souvent du public d’ailleurs et ça me surprend toujours. Il y a des soirs, il m’arrive des trucs un peu improbables, parfois je sais pas comment je dois le prendre !
– Par exemple ?
– Oh, ben des gens qui me donnent des objets, alors j’ai eu des tas de choses : des casquettes, des marionnettes du Muppet Show, des fleurs aussi. Je crois qu’on a dû booster les ventes chez Interflora, entre moi qui dois avoir un bouquet chaque soir et les gens qui en achètent pour me les donner ! Bon ça va, pour le moment j’ai beaucoup de marques d’affection, des choses vraiment mignonnes et surprenantes. Oui, je crois que j’ai dû dire parfois trop de bêtises en interview ou je sais pas…faut que je fasse attention là, à pas dire n’importe quoi, des fois que je me retrouve avec des paquets de Nesquik!


– C’est ça la rançon du succès ! De toute façon, les réseaux sociaux se sont emparés de toi, il faut voir le nombre de likes pour ta page facebook ou les vidéos youtube associées à ton nom…sans compter les reprises de tes titres, ça va de l’amateur dans sa petite chambre, aux artistes confirmés comme Charlie Winston.
– Ah bon ? – Oui oui, il a fait une reprise a capella de Saint Claude à Stéréolux, tu peux trouver la vidéo mise en ligne par un spectateur sur youtube.
– Ah je savais pas…peut-être que je devrais reprendre une de ses chansons sur scène aussi alors, pour le remercier ?
– Ah ben si tu veux, mais je suis pas sûre que ce soit ce que le public voudrait entendre. D’ailleurs merci d’avoir inclus dans ta setlist Amazoniaque, pour moi c’est une pépite à la base et ta version est encore plus belle. Cette chanson est hypnotique, on est vraiment happé quand tu la chantes.
– Merci ! J’aime beaucoup Yves Simon, dans ses textes y’a souvent l’évocation du voyage, et bizarrement pas de notion du temps. Ca donne effectivement des textes assez planants et intemporels. J’aime ça, l’intemporalité dans les textes, qui fait qu’on peut les reprendre comme on veut, ça sonnera toujours, ça fera toujours écho chez quelqu’un puisque ça n’est pas rattaché à un contexte particulier.



– Dans cinquante ans, tu voudrais qu’on écrive quoi comme article wikipédia sur toi ?
Outch, dans cinquante ans, ouhlala….déjà si je suis encore connue dans cinquante ans, si on ne m’a pas oubliée, ça sera pas mal ! Je me sens déjà vieille par moments, des fois très jeune, j’ai du mal avec l’âge. Donc au final, cet article dans cinquante ans n’a pas plus d’importance pour moi que celui qu’on pourrait faire dans un an. J’espère juste durer.


– Bon, alors je tourne ma question différemment : comment voudrais-tu te présenter en tant qu’artiste, à quelqu’un qui n’a jamais entendu parler de toi ? Un genre d’extraterrestre en somme ?
Moi l’extraterrestre ? Ah oui, sûrement !


– Non, l’autre personne qui n’aurait jamais entendu parler de toi !
– Ah, d’accord, d’accord. Bon je te rassure hein, je crois qu’il y a une majorité de gens sur terre (et ailleurs) qui n’ont jamais entendu parler de moi, heureusement. Hum, j’ai pas l’habitude de me présenter, j’aime bien faire ce que j’ai à faire et le message passe. Mais bon, j’ai appris à faire ces présentations aussi : quand il fallait passer des auditions, me présenter quand j’étais toute seule sur une scène ou même quand je faisais des premières parties – je devais expliciter un peu le projet, même si ça m’est arrivé de ne rien dire ou presque et de laisser les gens un peu décontenancés, ça me plaisait au fond. Alors qu’est-ce que je dirais ? Hum…mon projet est musical et scénique à la fois, j’aime mêler les genres dans tous les sens du terme. Vous pouvez essayer de me classer mais j’espère que vous n’y arriverez pas. Christine est là pour vous dire que vous pouvez être qui vous voulez être, sans code, sans norme, simplement exister sans craindre le jugement des autres. Elle défend une certaine idée de la féminité et de la liberté.

Voilà- hum, je sais pas ce qu’en penserait ma manageuse !


– On voit que tu as l’habitude. Peut-être que le message changera un peu dans cinquante ans, peut-être pas. Puisque tu as tous les âges, tu auras remarqué que ton public aussi.
– Oui ! Je suis surprise de ça, et ravie aussi. En fait plus ça va, plus le public semble mélangé, varié. Ca me plaît, de constater qu’on peut faire quelque chose de populaire avec un concept au départ plutôt très très particulier, enfin je veux dire qu’a priori j’étais pas la bonne cliente pour NRJ. Comme quoi !
– Comme quoi, les codes, il ne faut jamais s’y fier !
– Oui, voilà.
– Hum, j’ai pas de code pour terminer…alors juste un grand merci Christine d’avoir pris le temps de venir nous parler avec tant de gentillesse et de simplicité. On a hâte d’entendre d’autres blagounettes pendant les concerts et d’autres titres aussi bien sûr.
– Oui, je crois que le créneau humoriste n’est pas totalement pour moi.

– Qui sait, tu es tellement surprenante…bonne route aux States et comme tu le dis si bien, be freaky !
– Merci ! Be freaky !



Spoiler:
 


24.03.2015
photo : Franck Dubray
memovoix.wordpress
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Holly75
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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Dim 12 Juil - 21:35


Coconut Music Festival
L'Abbaye aux Dames @Saintes
26 Sept 2014





Surtout, ne pas se fier au nom, ni au visuel, tendance tiki. Le Coconut Music Festival ne mise pas sur les étendues de sable blanc, mais possède de solides arguments.

En ce mois d’octobre brutalement frais et pluvieux, il apparaît comme suicidaire d’organiser un festival de plein air le dernier weekend de septembre, et qui plus est de lui donner le nom de Coconut Festival (« la Coconut » pour les intimes). Mais c’est sans tenir compte que cette surprise-party géante, et pourtant à taille humaine (une jauge à 1200 personnes environ, pas plus), se tient à Saintes, Charente-Maritime, autant dire l’équivalent des Bahamas pour un Nantais qui passe la Loire. Le cadre idyllique de l’Abbaye aux Dames, situé en plein centre-ville, accueille pour la seconde édition une programmation alliant paris aventureux et têtes d’affiche d’une nouvelle scène française émergente. Tout ceci sous la houlette des héros locaux Frànçois and the Atlas Mountains, également partie prenante de l’organisation du festival.





Place à la reine de la soirée, Christine and the Queens, en fait entourée de deux musiciens et d’autant de danseurs à cette occasion. Petit bout de femme aux longs cheveux auburn, Héloïse Letissier s’impose par une présence scénique rappelant un show de R’n’B américain qui aurait fait ses armes dans les bars de drag-queens londoniens. Chemise blanche, costume androgyne et mocassins noirs, Héloïse accompagne avec maîtrise les pas de danse de ses deux acolytes qui entament à l’occasion une démonstration de break dance. Mais cette prestation, à l’image du festival, reste profondément aux antipodes d’un star system écrasant : « Christine », encore à ses débuts en live, pouffe comme une petite fille en soulignant au milieu de la dernière chanson – « Chaleur humaine », ça ne s’invente pas – que c’est la première fois qu’elle se trompe dans les paroles, mais que « ça restera entre nous ». Le millier de personnes venu l’applaudir gardera le secret, touché par le show d’une diva à voix à la limite de la caricature variétoche quand elle demande dans un vibrato si « toi, public, tu vas bien » ou si tu veux "réveiller la Beyoncé qui est en toi". Une diva décalée qui, loin de cacher l’éraflure, la porte aux nues dans son électro-pop élégante.









Photo  Jahier laurent

Aurélien Kerleroux


_______________________________________________________________


Festival Elektricity
Day 1 w/ London Grammar, Christine and the Queens et Alb
3 Octobre 2014
Parvis de la Cathédrale de Reims




Vendredi 3 octobre, nous avons fait l'aller-retour à Reims pour aller faire un tour au festival Elektricity. Chouette soirée ponctuée par les concerts d'Alb, Christine and the Queens et London Grammar.

Du côté de la scène, Christine and the Queens semble rencontrer plus de difficultés. Elle vient de commencer ses répétitions et une trentaine de jeunes le corps et le visage plein de peinture se pointent devant elle en hurlant. "Vous êtes marrants", prend l'artiste avec humour. Un rapide échange de mots (de cris), plus tard, on comprend que le groupe est en réalité constitué d'étudiants en médecine en week-end d'intégration.
On retrouve Héloïse (le vrai nom de l'auteure-compositrice) dans un cadre nettement plus studieux (quoi que), celui du plateau de Ed Wreck, la radio lancée par et avec Pedro Winter. "Le patron le plus cool de la planète" (ce sont les organisateurs qui le disent) a, dans le cadre du festival, délocalisé son émission et reçoit du jeudi au samedi des guests surprise. Cet après-midi, ses invitées sont Christine and the Queens, donc, mais aussi Safia Bahmed-Schwartz, l'artiste plasticienne que l'on avait déjà croisé lors de la soirée Live in Levi's le 10 septembre dernier.



À la nuit tombée, 4 000 personnes (!) se sont donné rendez-vous devant la Cathédrale éclairée. Il est 20h30 et tout le monde boit non pas de la bière mais... du champagne ! Et dans des coupes ! "C'est normal, vous êtes ici en Champagne-Ardenne !", nous explique l'un des barmen.

(...) Entre le brouhaha des jeunes étudiants pendant ses répétitions des artistes et les problèmes de son pendant son live, Christine and the Queens n'a pas dû autant profiter du festival que nous.








Reims, comment vous remercier ? En revenant bientôt ? Promis.
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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Lun 13 Juil - 21:58

Festival Génération Réservoir

6ème édition.
23 janvier 2012







Avec son caractère baroque et ses influences bien trempées, Christine & The Queens est une figure atypique qui a su se contruire un personnage qui prend toute sa dimension en live. A l'occasion de son passage le 23 janvier sur la scène du Réservoir (Paris) pour un show freaky pop dont elle seule a le secret, la lauréate du récent tremplin Bars en Trans a accepté de nous en dire un peu plus sur son actualité, son nouvel EP Mac Abbey et son univers multi-facettes. Interview sans ses queens, mais avec un talent indéniable à retrouver à l'Olympia le 8 mars.


La seconde artiste à se présenter est pour sa part dans un registre totalement différent. Complètement différent même. Un autre univers, voir même une autre planète. Au premier abord, on pense à des compositions "barrées", ce qui peut être le cas, il faut bien l’avouer. Christine & The Queens nous entraînent dans leur monde étrange, étonnant, déroutant. Un mélange de musique et de visuels. Une présence scénique de tous les instants, un dialogue permanent avec le public. Une voix elle aussi étonnante, mais qui se marie parfaitement bien avec le personnage. Des mélodies lancinantes et des textes très intelligents sur la condition et sur l'être humain en général. Une prestation déroutante s'il en est et qui ne laissera personne indifférent. Un très joli travail d'artiste en tous cas !



Le Festival Génération Réservoir ouvre ses portes aux nouveaux talents pour la 6e année consécutive!
Ce sera le 8 mars à L'Olympia pour la "Journée de la Femme" en présence de l'invitée d'honneur de cette soirée, SOUAD MASSI, qui sera en pleine tournée de printemps et qui chantera pendant 1h sur la scène de l'Olympia.

Le public dans la salle aura la possibilité de voter à l'aide de bulletins mis à leur disposition dans le hall de l'Olympia pour les groupes suivants : 
Christine and the Queens/ June Hill/ Macaddam/ Victor Barange/ Namasté/ Emily Pello/ Vincha


Le Festival Génération Réservoir, ce sont quatre lauréats sélectionnés par un jury de professionnels et un Lauréat sélectionné par le Public qui auront la chance de se produire en live lors de l’émission «Réservoir Bleu» enregistrée à la soirée de l’Olympia et retransmise sur France Bleu.










Christine and The Queens @ Festival Génération... par Muzicly









Quentin Crestinu


____

Olympia

Génération Réservoir







08.03.2012











Comment passer une journée sans entendre Christine And The Queens en radio, quasiment impossible.
En 2012, je découvre sur la scène de l’Olympia une femme qui se démarque de suite des autres artistes présents ce soir là, par son aisance et sa beauté artistique qu’elle dégagera.
Je me souviens ce soir là, j’avais parié sur son avenir. Un réel coup de coeur. Elle a perdu la finale ce soir là, mais peu importe elle m’a gagnée pour l’éternité.
Je pense qu’ une Légende est née.

photodzik


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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Mer 15 Juil - 20:43

Mythos - 18 avril 2014
Le Cabaret Botanique
Rennes




Christine et de plus en plus de Queens...Rennes, à tout à l'heure, 18h, pour MYTHOS Festival des arts de la Parole -


L'électro-pop de Christine and the Queens enflamme le festival

Révélée au grand public lors des dernières Victoires de la Musique, Christine and the Queens poursuit son ascension et enchaîne les concerts et les premières parties prestigieuses comme sur la tournée de Stromaé. En attendant la sortie de son album "Chaleur humaine" annoncé début juin, elle était ce week-end à Rennes sur la scène du festival Mythos




Vendredi 18 avril, Christine and the Queens faisait son diva-show, une expérimentation théâtrale et musicale aussi burlesque que travaillée. Dans le Cabaret botanique, le public de Mythos a profité d’un concert original et décalé.



Héloïse Letissier a rapidement été remarquée et suivie par les médias. En 2010, la jeune nantaise partie à Lyon faire ses études de théâtre à l’ENS décide de lancer son projet musical. Elle a alors en tête de bâtir un show à l’américaine avec des musiciens et des danseurs.

Trois EP à son actif depuis 2011 – dont deux auto-produits – elle assure les premières parties de Woodkid, The Do ou encore Lykke Li et marque chacun de ses passages télévisés ou prestations scéniques de sa patte et sa singularité. Ce qui l’a amenée à signer avec le label français indépendant Because, qui devrait rapidement produire son premier album – dont elle nous dévoile lors du concert le titre Saint-Claude – à la suite de son EP, Nuits 17 à 52, sorti en 2013.




Celle qui a débuté seule sur les planches et incarné plusieurs personnalités sur scène peut maintenant se vanter d’emprunter le chemin d’un succès bien au rendez-vous. Dans le Cabaret botanique, en cette fin d’après-midi d’un vendredi ensoleillé, la chanteuse fait son entrée, entourée de ses Queens. Car Christine and the Queens, c’est la rencontre entre Héloïse Letissier et des musiciens travestis, une nuit à Londres.
Pour la jeune femme, c’est là son inspiration, sa source d’énergie et de création, son graal pour un projet abouti. Elle foule alors les planches du Magic Mirror derrière ses deux danseurs vêtus de noir, l’air concentrés et protecteurs. Elle, en pantalon et veste bordeaux, lookée à la Michael Jackson et la mine facétieuse. Des divas viennent d’apparaitre. Ensemble, ils effectuent des mouvements lents et sensuels.

« Bonsoir, nous sommes Christine and the Queens. Christine et les reines, à Rennes. On va bien rigoler ce soir…, lance la jeune femme. Je vois très bien tout le monde. Je vois ceux qui dansent… et ceux qui ne dansent pas. Je vois ceux qui sourient… ceux qui ne sourient pas. » Elle est à l’aise sur scène, à l’aise dans l’échange avec le public.

C’est là son plaisir d’ex-étudiante en théâtre qui alimente toutes ses phrases et tous ses mouvements par un second degré assumé et poussé à l’extrême. Sur des airs de r’n’b old school, elle libère ce qu’elle définit comme de la « freakpop », une musique populaire qu’elle agrémente à sa sauce électro-délurée et sensible dans laquelle elle soigne l’esthétique et le message.




Ainsi, avec les Queens, elle se lâche et effectue des chorégraphies calquées sur celles du King de la pop, elle interprète des chansons à la Whitney Houston et Beyonce – exclusivement dans les mimiques – et surtout elle joue avec les codes et les genres. Le féminin au masculin et inversement.
Ce sur quoi elle a bâti l’identité de Christine and the Queens. Le mélange entre les sexes, la présence des drag-queens, sa façon de se travestir dans ses clips, les diverses facettes qu’elle dévoile dans ses textes et dans sa façon d’être… « Si je ne veux pas être une grande fille, je serais un petit garçon », chante-t-elle. Elle aime flirter avec la poésie de la langue française et la classe de l’anglais pour en faire un objet unique qui résonne dans chaque texte sur lequel elle pose sa voix ronde et profonde. Et les notes qui en sortent semblent simples, légères ou parfois tortueuses et endolories.

Christine and the Queens, c’est une expérience et une expérimentation musicale et scénique qui nous emporte et nous transperce à travers plusieurs émotions. Le public est aussi bien suspendu à ses lèvres lorsqu’elle délivre intimement son titre Nuits à 17 à 52« composé dans ma toute petite chambre et que j’ai fini par chanter à la télé (le soir des 29èmes Victoires de la musique, ndlr)… Can you believe it ? » – que entrainé inlassablement par la rythmique de The loving cup, qu’elle chantera également lors du rappel.

Héloïse Letissier incarne le projet qu’elle étoffe et perfectionne de mois en mois et se transforme en personnage féminin/masculin à chaque pas exécuté, à chaque note lâchée et à chaque texte dévoilé. On ne doute pas qu’elle accomplira très bientôt son rêve de véritable show à l’américaine, dissimulé derrière son côté indé bien français.

yeggmag



Spoiler:
 


18h : début de soirée rennaise. Atmosphère champêtre dans le parc du Thabor. Nous rentrons avec l’équipe du blog dans le chapiteau Magic Mirror, munis de notre précieux sésame pour assister à ce concert de début de soirée. Le groupe arrive sur la scène surélevée tandis que les derniers spectateurs prennent leur place dans le public. Christine, de son vrai nom Héloïse Letessier, accompagnée de ses deux Queens et des deux musiciens du groupe, commence la première chanson. Mais ce n’est pas sa voix pure et claire qui retient d’abord mon attention, ce sont ses Queens. Corps athlétiques, mouvements gracieux, ce n’est plus seulement à un concert que l’on assiste mais bien à une performance scénique. Et c’est là que je comprends tout ce qui fait la force de Christine and the Queens.
Musique et danse se combinent, s’entremêlent. L’alchimie opère. Les mouvements hypnotiques des danseurs captivent le spectateur tandis que les paroles prononcées d’une voix pure emplissent l’atmosphère surchauffée du chapiteau Magic Mirror.

Proche de son public, Christine rit, interagit avec lui, joue sur scène « comme si j’avais 20 ans de carrière derrière moi ». Une « tournée best-off » en quelque sorte. On en jurerait quand on observe son aisance face au public. Et pourtant. C’est bien un vent de nouveauté qui souffle sur Mythos. Un vent qui accompagne ses gestes quand elle danse avec ses Queens, multipliant les chorégraphies rythmées sous l’oeil attentif de l’assemblée conquise.

Vient alors le moment de La chanson, sinon la meilleure, du moins la plus connue de son nouvel album, Nuit 17 à 52. Murmures d’approbation des fans présents dans la salle. Avant de commencer, Christine nous fait part des circonstances d’écriture de cette chanson. Proche du public, je vous ai dit. Les paroles sont donc le fruit d’un intense travail d’écriture… dans sa chambre.

Loin des paillettes et des grosses productions (ceux qui ont vu le spectacle savent de quoi je parle), c’est donc à plus d’une heure de spectacle qui nous en met plein la vue et les oreilles que nous assistons.
Vient déjà la fin du spectacle. Déjà ? Christine s’en excuse presque. Nous, on en redemande, comme en témoigne le rappel des artistes sous le tonnerre d’applaudissements. Conscients de la chance d’avoir pu assister à ce concert, une question nous taraude cependant. Pourquoi donc en première partie de soirée ? En effet de nombreux spectateurs dont nous faisons partie pensent que l’horaire de programmation a quelque peu joué en défaveur de Christine and the Queens. Le public certes conquis n’est cependant pas entré en transe et n’a pas dansé aux côtés des danseurs, excellents du début à la fin, performance notable alors que le mercure s’affolait sous le grand dais rouge du chapiteau. Mais ce n’est que partie remise tant l’avenir du groupe semble assuré.
Voilà, voilà. Que dire de plus ? Je vous laisse désormais vous faire votre propre avis sur Christine and the Queens. Un groupe attachant au style unique. Un groupe qui monte sur la scène française. Un groupe dont nous entendrons sûrement parler très bientôt.

festival-mythos



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Allycia
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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Jeu 23 Juil - 2:03

Wahou quel post ! Merci Holly75 pour ces messages, une vraie mine d’info et de détails sur les différents aspects de Christine ou Héloïse. Ça agrège un nombre impressionnant d'articles, interviews, et photos pour le plaisir de nos yeux.
A l'image de ce que tu décris dans ton 1er message, sa musique, ses paroles et son allure raisonnent dans mon corps et dans ma tête depuis qq mois également. Je suis en admiration devant les associations rythmiques entre mots et mélodies de ses chansons conjuguée à la mise en scène en clip ou en live. J’ai beaucoup aimé les jeux de lumière sur les concerts qui ne sont pas juste là pour faire joli mais qui participent du tableau général, du sens de l’ensemble : l’allure, le partage, sois toi-même, be fierce ! Cet album, ces messages, ces rythmes entêtants m'ont accompagnée cette année et je dirais même que j'ai du mal à m'en passer.
Ce qu’elle crée est si complet que les mots me manquent honnêtement. Et ce sujet est tellement bien alimenté que je ne saurais trop conseiller de regarder les photos et vidéos postées dans les 12 premières pages.
 

Après avoir vu son show à l’Olympia en mars dernier, j’ai eu la chance de pouvoir être au Fnac Live sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris la semaine dernière, le 16 juillet. J’ai trouvé l’énergie de Christine version festival d’été en plein air un peu différente, et pas pour me déplaire : c’est dingue parcequ’il y avait vraiment une immense foule (gratuité oblige) et on se sent toujours aussi proche d’elle, elle introduit ce partage de manière très naturelle. D’ailleurs j’aime bien ce « tu » qu’elle emploie sur scène, on ne le ressent pas du tout comme le tu collectif de « toi public » mais vraiment individualisé : « tu peux être qui tu veux ce soir ». Bref, l’essentiel est que je voulais partager qq moments du concert du 16 juillet valant le détour :
 

 
4 :10 – intro du concert avec Starshipper : pfiou le décor est posé, quelle voix, quelle présence ! J’étais avec des amis qui ne connaissaient pas plus que ça et à peine la chanson finie j’ai senti une sorte d’émulation et dans leur regard pétillant : « Mais elle bouge comme ça tout le long du concert ?! c’est fou cette énergie communicative ». Chair de poule assurée entre 7 :20 et 8 :50 : tableau accroupie aux côtés des danseurs devant ce nuage de lumière se transformant en rayons lumineux, comme une transversalité qui propulse Christine dans une puissante énergie. Et là quand même on se dit : elle assure trop avec sa voix alors qu’elle vient de bouger dans tous les sens.
 

15 :00 -  Paradis perdus, et ces qq phrases de la chanson Heartless qu’elle ajoute souvent à la fin (18 :10), franchement ça produit son effet : le cœur de plus d’un(e) a chaviré dans le public. On ne peut qu’être sous le charme de la pureté de sa voix et de sa scansion :
“You run and tell your friends that you're leaving me
They say that they don't see what you see in me
You wait a couple months then you gonna see
You'll never find nobody better than me »


 

32:40 : Intranquillité en débardeur (canicule oblige). Elle s’est tellement dépensée qu’apparement elle prendrait bien un cheeseburger au Mc Do du coin  Very Happy  Puis l’annonce de Saint-Claude : toujours aussi magnifique, cette chanson est touchante et Christine fait en sorte que ça nous mette en transe (l’expression de son visage juste après 40:50 parle d’elle-même).

 

Et voilà la fin du concert, une grosse nostalgie tombe déjà sur la moitié du public, on voudrait que ce soit toujours plus long. Quelques derniers échanges avec nous :

« Hey ! C’était un rendez-vous amoureux Paris, je ne sais pas si tu t’en es rendu compte mais pour moi ça l’était »
Bon ce genre de réplique ça ne va pas m’aider à dépasser ce béguin ^^

Et quand on en réclame une autre, la demoiselle de répondre : « bon on va faire d’autres chansons maintenant, comme ça on pourra faire des concerts de 5 heures »

C’est quand c'est quand ? Je prends un billet

Elle a eu l’air de se faire plaisir en tt cas, et a même trainé un peu sur scène à la fin sur un petit air de Michael Jackson a capella :

The Way You Make Me Feel
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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Sam 22 Aoû - 16:07

L'Antipode
Rennes

13 Décembre 2014



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Rock School Barbey
Bordeaux
22 OCTOBRE 2014





Cela fait déjà plusieurs jours que certains cherchent désespérément à trouver un billet d’entrée, le concert étant complet. La salle de la Rock School Barbey est pleine ce soir et sans crash barrière, j’ai du mal à me faufiler jusque devant la scène, certains du public étant prêts à défendre becs et ongles leur place pour voir au mieux le spectacle à venir.
Beaucoup pensant que Christine And  The Queens va être le seul  groupe sur scène , je  me dis alors que les rangs vont s’éclaircir lorsque la 1ere partie va commencer…
En vain!
Les lumières dans la salle s’éteignent et le public n’a plus d’yeux que pour celles qui s’allument sur scène à l’arrivée de Héloise Letissier alias Christine And The Queens accompagnée de 2 musiciens ainsi que de 2 danseurs.
Le décor est sobre, les deux musiciens étant placés légèrement en hauteur aux cotés opposés de la scène, un grand espace vide occupant les trois quart du devant . Il ne reste vide que très peu de temps car « Christine » et ses 2 danseurs l’occupent promptement, mélangeant de la street dance à un show à l’américaine. C ‘est terriblement efficace, et colle au mieux à l’electro-pop qu’elle nous propose. Il est loin le temps où la demoiselle se présentait seule avec son ordinateur. Bien que cela ne s’entende pas plus que ça dans ce qu’elle propose musicalement, elle annonce haut et fort qu’elle adore le RnB tout en s’en moquant légèrement.  On la connait également  fan de Michael Jackson, mais là c’est totalement assumé, dans sa façon de danser comme parfois dans sa façon de chanter.
Elle y va de ses propres compositions que le public connait par cœur et vient revisiter Paradis perdus de Christophe  où elle vient glisser le refrain de Hearthless de Kanye West ainsi qu’ Amazionaque d’Yves Simon.
Je le concède, je suis allé un peu à reculons à ce concert, d’autant que j’avais une accréditation photo pour un artiste dont j’aime écouter les albums ( ce qui n’est pas le cas pour la Christine) mais j’avoue aussi qu’au fur et à mesure du concert, elle, la Christine et son groupe, ont réussi à m’embarquer….Elle est brillante, talentueuse,bien entourée, pleine d’humour, attachante et surtout elle se donne à fond, ne fait pas semblant. 17 titres dont 2 rappels ce n’est pas rien, surtout à danser comme elle le fait. Elle aime son public autant que lui l’aime. Elle le charme, le taquine, lui fait des déclarations. Elle se mélange avec lui le temps d’un morceaux, le public faisant les pulsations  120BPM en tapant des mains, elle a capella… et telle une mariée elle fera un final avec un bouquet qu’elle jettera dans la foule.
Chaleur Humaine, le titre de son album lui sied à ravir. Pour preuve? Elle l’a su la communiquer à toute la salle.
undisqueunjour

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Christine est une queen




Pour la première fois hier soir à Bordeaux (Rock school Barbey), la luxuriante révélation de cette année 2014 a livré un show aussi étourdissant qu'intimiste, aussi maîtrisé que libre. Impressionnant.






De dos au milieu de ses deux danseurs, elle arrive en douceur sur «Starshipper». C’est peu dire qu’un Barbey comble l’attendait, la brindille-prodige. «Nous sommes Christine & The Queens», dit-elle après «Half ladies», manifeste pour le croisement des genres.

Un guitariste, un « machiniste » et deux lianes masculines mixant hip-hop et danse contemporaine : après s’être fait connaître en solo version traînée de poudre, Héloïse Letissier alias Christine a étoffé sans perdre sa griffe unique de chat bondissant d’un riff de r’n’b vers un blues francophone et les «Paradis perdus» de Christophe mâtinés d'un refrain de Kanye West.
La reprise, déjà somptueuse sur l’album, gagne sur scène en émotion tranquille. La réalité d’un joyau en studio est là augmentée d’un talent de show girl à l’abattage impressionnant. De la tchatche pétillante aux chorés millimétrées et libres à la fois, la reine Christine maîtrise à mort et fait souffler l’amour. Des musiques et des styles tous azimuts: elle en appelle à Beyoncé et reprend «Amazoniaque» d’Yves Simon dans un tempo plus lent pour un voyage étonnant.





L’intégrale de l’album «Chaleur humaine» est livrée, sertie de morceaux plus anciens, balise de sa genèse sur le Net et sur scène. Une heure et quart qui vaut des dizaines de concerts-fleuves. Elle disait «Christine» pour désigner les gens dont elle ne se souvenait plus du prénom. C’est aujourd’hui sacrément quelqu’un.


chansonfrancaise







Spoiler:
 

Spoiler:
 


PS : Merci Allycia pour ton compte rendu du Fnac Live Wink 


Dernière édition par Holly75 le Sam 22 Aoû - 16:16, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Sam 22 Aoû - 16:08

Condition Publique - Roubaix

Festival Ground Zéro
10.11.2012



Dans le cadre du Festival Ground Zéro 2012, rendez-vous ce samedi 10 novembre 2012 à la Condition Publique de Roubaix, pour Christine and The Queens et le phénomène Yoann Lemoine alias Woodkid. Les spectacles se tiennent dans les anciens ateliers de contrôle de la qualité des textiles (laine, coton et soie) de la Condition Publique.

La Condition Publique comporte plusieurs salles ainsi qu'une cour intérieure séparant les deux batiments. Difficile à remplir au premier abord, c'est devant une foule bien fournie que s'est présentée Christine and the Queens. Agréablement surprise par ce remplacement de dernière minute du chanteur Thomas Azier, le récital pop s'avère un peu déjanté. Petit bout de femme seule sur scène, Christine n'hésite pas à employer des mots crus avec "Cripple" ("kiss my crass, Christine est sale") et à s'adresser avec franchise au public.Vêtue d'un pantalon noir, d'une paire de bottes blanches, d'un top rouge à manches courtes, elle a un petit nez retroussé accentuant son côté espiègle. Sélectionnée par le Fair 2013, la petite française écrit ses textes, dans un style décomplexé, jouant avec le français et l'anglais. Ayant pour seul accompagnement son petit ordinateur, l'interprète se débrouille plutôt bien sur sa bande son. Devant ce public attentif, mais en attente de Woodkid, Christine ne laisse pas démonter.










Ne trouves tu pas qu'il y a trop de bruit. Et trop de lumières.

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Première partie de Jay Jay Johanson
Trianon - Paris
21 Novembre 2011






Thank you le public attentif et chaleureux du Trianon. See you very soon.


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Christine & The Queens présente son nouvel EP au Silencio


Après Mac Abbey en 2012, Christine & The Queens vient de sortir son nouvel EP Nuit 17 à 52. La fulgurance de son ascension est à la mesure de ses performances scéniques. Depuis 2011, l’artiste solo a, entre autres, fait partie du Chantier des Francofolies, a effectué une belle tournée à travers la France grâce au festival “Les femmes s’en mêlent”. En 2013, elle est sélectionnée pour la compilation “Les Inrocks Lab“. Le 4 juin, lors d’un showcase parisien, l’artiste a laissé le Silencio sans voix.



Christine & The Queens : La Performeuse multi-facettes


Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la chanteuse est bel et bien une artiste solo. Elle n’en demeure pas moins habitée d’une aura qu’elle insuffle dans chacune de ses chansons. La voix se fait multiple, le répertoire est large. Electro-pop sombre aux beats lourds alternant chansons tristes telles que “Nuit 17 à 52″ ou “Cripple”) et sons plus pêchus (la reprise de William Sheller “Photos Souvenirs”, “The Loving Cup”), Christine nous a régalés lors de ce show unplugged, de rigueur avec une telle puissance vocale.

Entre parodie et autodérision, le concert deviendra un one-woman show pour cette diplômée de théâtre. Elle n’hésite pas à bousculer le public de la salle, un chouilla trop passif, pour cette femme de scène qui descendra dans l’arène ambiancer les spectateurs trop inertes.

Pas de doute, Christine is a Queen.

Konbini


- A propos du Silencio :

Désormais architecte d'intérieur et designer, David Lynch s'est investi dans la création du Silencio, un club parisien ouvert à tous les arts.
Là où a été imprimé le "J'accuse" de Zola, Lynch a conçu un espace de 650 mètres carrés avec salles de cinéma et de concerts, galeries d'exposition, piste de danse, bibliothèque d'art et fumoir. Ici, de 18 heures à 6 heures du matin, cinéastes, écrivains, plasticiens et musiciens partageront leurs oeuvres avec le public. David Lynch ouvre une nouvelle porte sur l'inconnu.

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Electro Pop Party
24 Juin 2014

@ Trabendo, Paris




Réunir dans une même soirée quelques uns des groupes les plus en vue du moment et qui, à eux seuls, sont capables de s'afficher en headline dans des salles moyennes est une vraie gageure ! En invitant, en showcase, Metronomy, Christine And The Queens, Klaxons ou les Plasticines sur la même scène, Virgin Radio et le Trabendo proposaient en ce 24 juin une Eletrco Pop Party alléchante qui inaugurait une saison des festivals déjà bien partie.

Uniquement sur invitations, cette soirée de showcases (installations et durées de set minimisées) assurée par les artistes du label Because Music a fait le plein parmi les auditeurs de Virgin Radio et des habitués des bons plans, à Paris.

Le public est venu pour voir les têtes d'affiche des playlists actuelles.

Et, notamment, le phénomène Christine And The Queens, un nom qui illumine les sourires et fait se déplacer beaucoup de monde depuis la sortie de son titre phare, Saint Claude. Flanquée de deux danseurs sur scène – il n'est jamais facile de faire du live en auto-suffisance musicale – Christine (Héloïse Letissier), du haut de ses vingt-six ans, impressionne par sa maturité technique et scénique. Il est vrai que la nantaise qui a fait hypokhâgne et khâgne, puis l'ENS de Lyon en études théâtrales a tout de l'artiste intello capable de s'adapter à n'importe quel challenge. La facilité avec laquelle elle semble intégrer les domaines d'étude comme les domaines artistiques est déconcertante. Saint Claude et, surtout, son interprétation scénique qui doit beaucoup au théâtre et à la danse contemporaine, met tout le monde d'accord ! Après Marina And The Diamonds ou Lilly Wood And The Prick (dont elle assura la première partie), voici venir le temps de Christine And The Queens.

soundofviolence


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Vient ensuite l’attraction du moment, la nantaise Christine and the Queens. Nombreuses sont les personnes présentes à cette Electro Pop Party uniquement pour son set. La jolie rousse nous offre, au delà d’une belle maîtrise vocale, une véritable prestation multi-artistique. Accompagnée de deux danseurs galvanisant la foule, Christine enchaîne les titres et chorégraphies, tout en interagissant avec le public, visiblement conquis.

thedancingqueens




Newsflash @yelletweets est adorable, comme prévu. Photo prise backstage au trabendo, juin 2014
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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Sam 22 Aoû - 16:09




Christine & the Queens + Rocky + Dj K-Dor
En partenariat avec Désir... Désirs et le Centre LGBT de Touraine
25 Mai 2013 

Le Temps Machine, le festival Désir... Désirs et le Centre LGBT de Touraine s'unissent pour cette soirée afin de clôturer comme il se doit la 20ème édition du festival et la 8ème Marche des fiertés LGBT.

"Unique en son genre" est le thème choisi par le festival de cinéma Désir...Désirs qui se déroulera du 11 au 25 mai et, puisque la Lesbian & Gay Pride de Tours se déroule au même moment, l'occasion était trop belle de célébrer l'union des deux. Le Temps Machine vous propose donc une soirée elle aussi unique en son genre avec CHRISTINE & THE QUEENS, ROCKY et DJ K-DOR.




CHRISTINE AND THE QUEENS est seule sur scène mais nombreuse dans sa tête. Pour elle, ça veut dire beaucoup. Dans son éternel smoking, elle cache ses amies Drag Queens londoniennes qui lui ont donné envie de composer ses chansons "pop universelles" et on ne sait pas trop quoi dire sur cette paire de ciseaux qu'elle ne quitte jamais, ni de ces bois de cerfs... oui, Christine est peut-être étrange, elle n'en reste pas moins surprenante, et vraiment attachante : elle joue, ça se voit, elle s'amuse de codes trop sérieux pour être honnêtes (on pense au glamour, mis en pièce par une démesure touchante). Celle qui aime rappeler qu'elle n'est qu'un Faux Queen, un imposteur, l'affirme : "je ne sens pas très bon, ouais, mais je suis belle". Avec une facilité et une grâce déconcertante, elle propose les règles du jeu. Elle sera ce personnage androgyne, enfant illégitime de Klaus Nomi et Andy Kaufman. Elle défendra seule les couleurs chatoyantes d'un groupe fantastique et fantasmatique, CHRISTINE AND THE QUEENS. Aux commandes d'un projet qui mêle musique, performance, vidéo, dessin et photographie, Christine aime se mettre en danger. Qu'est-ce que c'est bon. 



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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Sam 22 Aoû - 16:10

Vassivière Destination Ailleurs

4 Août 2013



Au cœur du Limousin, une île au milieu d’un vaste lac, celui de Vassivière. Celle-ci accueille du 7 juillet au 16 août la 6ème édition du festival Destination Ailleurs qui met à l’honneur toutes les disciplines du spectacle vivant.

Dimanche 4 août, le plateau « scène émergente » clôturera ce week-end grands concerts avec la sublime artiste catalane JUR et Christine and the Queens, qui est la révélation du Printemps de Bourges 2012. Toutes deux seront précédées du groupe local Parqks. Une soirée concerts gratuits avec des artistes qui constituent la nouvelle génération de la scène française.





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22 JUIN 2011 – LA BELLEVILLOISE

Paris.








Le Festival des Nouveaux Cinémas vous proposera des projections de courts métrages avant de laisser place au concert electro pop de Christine & The Queens.





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 La Lune des Pirates - Amiens
Christine and The Queens en première partie de The Name
16 mai 2012

Le raz de marée The Name et la découverte Christine & the Queens à la Lune des Pirates...


En prélude à la sortie de son album, le très populaire duo The Name (re)jouait à la Lune des Pirates, avec comme compagnons d'un soir Christine & the Queens et Museum.





L'événement, attendu, a donc attiré la grande foule, jeune et très souvent irresponsable voire irrespectueuse, pour certain(e)s, dont on peut même se demander si sa réelle préférence va réellement à la musique ou de façon plus affirmée à d'autres choses plus contestables. Passons et attardons-nous sur l'univers attractif "freak pop" de Christine and the Queens, aux titres à la fois ironiques (Kiss my crass) et humoristiques et, surtout, racés, délicats certes mais enchanteurs. L'espace de deux ou trois morceaux, on hésite puis le contenu et l'attitude de Christine envoûtent et la séduction opère. It et ses airs à la Bjork, la reprise du Who is it de Michael Jackson, dénudée, ou encore un Dress or die sombre de par ses claviers, a l'electro-pop contenue, de ce "faux queen" au registre nourri par son séjour à Londres donnent lieu à un set personnel, entre electro-pop doucereuse et a capella stylés. Sa prétendue pluri-personnalité lui donnant de plus un côté singulier, et théâtral, plaisant.



A l'issue de cette rencontre décalée, l'assistance se fait plus compacte et la paire Monet/Soler, comme à son habitude entièrement impliquée, va une fois de plus démontrer, nouveaux morceaux aidants, un brio de taille. Entre disco bondissant et electro ravageuse, la cadence impulsée par Jocelyn Soler s'accouplant aux sons entêtants de David Monet, il va sans dire que The Name, de plus en plus cohérent, s'impose comme l'un des groupes montants actuels les plus estimables dans le créneau concerné.



The Name


En outre, le chant, plus présent, casse une dynamique auparavant par trop instrumentale, et renforce  l'impact des deux intervenants. On les louera donc pour l'initiative, l'album à sortir livrant lui aussi des "featurings "de taille dont celui du jour (Distance, premier single de l'album à venir), assuré par Christine elle-même avec dans le même élan du charme, de la vigueur et de l'insoumission doublée d'une attitude gentiment encanaillée.

 Haunted engine, bien sur, et ses orientations délibérément underground, aux climats successifs bien enchainés, constituera le clou du gig mais de celui-ci, on retiendra avant tout une force de frappe conséquente et une pertinence affirmée. Et entre le Components ou le Kidding et ses voix géniales du premier EP et The journey et ses keyboards guillerets et obscurs, nous voilà face à une formation sure d'elle-même, survoltée et qui, sans efforts outranciers, rafle la mise et déchaine l'assistance. Excellent concert donc, avant la conclusion assurée par Museum. Dont j'avoue, lassé par les comportements entrevus, n'avoir suivi que la moitié du set, émaillé de plages electro à la musicalité affirmée, dotée d'ambiances assez variées pour intéresser (Afraid by ou Mecanic fantasy), contemplatives parfois mais assez "mouvementées" pour inciter au trémoussement. Il faut dire que Mathieu Zub, guitariste et instrumentiste autodidacte, s'est d'abord frotté au rock avant d'incorporer...Black Strobe, tout de même. Ce qui lui permet de posséder les prérequis pour instaurer un projet personnel, Museum donc, façonné par ses expériences alliées à ses propres idées.

En conclusion, une soirée pleine, dont on regrette qu'elle n'ait réellement drainé de public massif que pour The Name mais dont le contenu aura à coup sur réjoui le public Lunaire et mis en scène trois artistes de valeur, ceci dans la perspective d'un album signé The Name très certainement probant.


Photos William Dumont.
muzzart










Dans le même registre, le titre 3 a.m du duo Twinsmatic est vraiment excellent.

Twinsmatic, les petis génies du R'N'B frenchy

La petite vingtaine, Pierre et Nadeem se sont fait repérer par leurs déconstructions radicales de tubes de Rihanna, Lana Del Rey, Drake ou Pharrell.

Les beats lents du nouveau R'n'B américain façon The Weeknd et la soul expérimentale anglaise initiée par James Blake. Les deux producteurs et leurs mélodies minimalistes et volupteuses sont prêts à ouvrir l'Hexagone à de nouvelles sonorités. 

Remarqué par Booba, qui lui commande un remix et lui propose une collab, le duo lâche enfin son premier EP, parfaite mise en bouche de son univers : un mix de pop et de r’n’b’ dont les titres feutrés lorgnent vers le romantisme d’un Frank Ocean, on retrouve leur production élégante et puissante.
Et un splendide duo avec Christine &The Queens sur les premières heures du jour: 3AM

Christine et sa voix mystérieuse, un morceau sur les premières heures du jour.


Pour l'écouter : http://www.mouv.fr/player/reecouter?play=172652


Et pour télécharger
Sounds From Last Night
: CLIQUE ICI



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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Sam 22 Aoû - 16:17

Janvier 2013


Le projet Christine & The Queens est crée en mars 2010, vite propulsé dans le peloton de tête du CQFD des inRocks, c’est un univers, une seule artiste sur scène. Vêtue d’un smoking, revenant de Londres, reine de son univers, armé de son ordinateur. Acclamé d’année en année par les médias (Les Inrockuptibles, Métro, 20 Minutes, Noomiz…), la jeune artiste à déjà de l’expérience sur scène, sortie du conservatoire d’art dramatique de Lyon, elle a déjà foulée la scène de salles prestigieuses comme La Cigale ou Le Trianon à Paris. Fascination pour la musique, le théâtre, le cinéma et les drags Queens, Christine est une artiste à part. Un univers mélodique, électro, unique, étrange et tout aussi fascinant. C’est avec gentillesse qu’elle a prit le temps de répondre à quelques petites questions





- Pour commencer, comment c’est terminé cette année 2012 pour toi ?
L’année se termine en pleine période de travail et d’ébullition créative ; je travaille sur un EP qui sortira en mars prochain, si les délais sont bons…

- Est-ce que tu peut nous parler un peu de ton projet ? D’où viennent ces fameuses Queens ? 
Je réponds à ces deux questions en même temps, car elles sont liées.
Alors que je me destinais à être metteur en scène (j’étais au conservatoire et à l’école normale en études théâtrales), j’ai traversé il y a trois ans une intense période de doute qui m’a poussée à aller à Londres (ville que je connais bien) pour y traîner, le soir, toute seule. Je ne sais pas vraiment pourquoi j’écumais les clubs et les salles de concert là-bas, je pense que j’étais à la recherche de quelque chose de nouveau. J’ai commencé à aller tous les soirs voir un numéro de travestis londoniens qui, au lieu de faire du playback, jouaient de vrais instruments sur scène. Ca a été un choc esthétique et émotionnel : j’avais la sensation d’être à ma place et de comprendre parfaitement ce langage.
Elles sont venues me parler à la fin d’un de leurs concerts, et on a passé beaucoup de temps ensemble. Quand je suis revenue en France, je m’étais trouvé un nom de scène (Christine) et le personnage qui allait avec ; j’ai décidé de rajouter « and the Queens » en hommage à cette rencontre qui a été le point de départ du projet.
- Quelles sont tes influences musicales ?
Hum… En vrac : Lou Reed, Nick Cave, Fever Ray, Michael Jackson, Vivaldi, Björk, Klaus Nomi, Jean-Louis Murat, Peaches, George Benson, Joe Jackson, Sparklehorse, Lykke Li et Animal Collective.

- Tu t’es beaucoup fais connaître cette année, notamment dans un passage sur Taratata, mais aussi dans les festivals comme les Francofolies, qu’est ce que tu garderas comme souvenir de cette année ?
Cette année a vraiment été importante pour moi car elle a été parsemée de rendez-vous importants et de belles opportunités (festivals, passages télé)…j’ai vraiment eu la sensation que le projet commençait à résonner auprès du public et des médias, même si j’en suis encore à une phase de développement. C’est aussi cette année que je me suis entourée d’une manageuse, d’un label, d’un tourneur…c’est émouvant d’emporter une équipe avec soi dans un imaginaire que tu as construit seule.

- Quels seront tes projets pour cette année 2013 ?
Je compose donc activement pour un Ep qui sortira bientôt, avec clip à l’appui, et puis dans la foulée je m’attellerai à la composition de mon album, qui si tout va bien sortira en septembre. Je reprendrais aussi les concerts dès le mois de mars, et heureusement, car j’adore tourner.


- Tu compose tes chansons seule au piano, comment est-ce que tu procède pour la création et la composition de tes chansons ? Ta façon d’écrire ? Et comment tu décrirais ton style musicale ?

Comme je compose et j’écris seule, il n’y a aucune règle, et c’est ce que j’adore. Si une phrase me vient, je peux me mettre à mon clavier et broder autour ; si une ligne mélodique ne me quitte pas, je n’ai qu’à la dérouler. Pas d’horaires, pas de pause s’il le faut ; je travaille chez moi avec un clavier, un micro et mon ordinateur.
Je définirais mon style musical comme de la pop : c’est évidemment très large, mais cela m’arrange, car je déteste mettre des limites ou étiqueter trop vite une musique. Avec le temps, j’aimerais composer en plusieurs langues, avec ou sans instruments acoustiques, et j’écoute de mon côté toutes sortes de musiques, contemporaines ou classiques.
Tout ce qui m’émeut fait partie de mes références. Je compose depuis trois ans à peine, c’est très peu, et j’ai la sensation qu’il me reste encore beaucoup de choses à expérimenter et à découvrir….
D’ailleurs, mes premières chansons étaient exclusivement en anglais, puis j’ai commencé à écrire en français…le métissage me plaît beaucoup, je ne compte pas m’arrêter là.
- On t’a déjà comparer à l’univers de Lana Del Rey, ou encore de Lykke Li, comment prend-tu ses comparaison ?

C’est drôle, c’est la première fois que j’entends parler de la comparaison avec Lana Del Rey ! Elle a en tout cas une superbe voix, et un vrai sens dramatique. Même si je ne suis pas en accord avec tout ce qu’elle défend, notamment via son personnage, je trouve qu’elle a quelque chose d’intriguant. Il y a quelques mois, tout le monde parlait d’elle, que ce soit pour l’encenser ou la critiquer ; c’est donc quelqu’un qui interpelle.
Quant à Lykke Li, je ne peux qu’être flattée, car je l’aime vraiment beaucoup. J’avais été véritablement frappée par son premier album, que je trouvais brillant ; le deuxième l’a aidée à construire ce personnage de jeune veuve noire que je trouve très beau. Elle bouge extrêmement bien, et compose elle-même, ce qui ne gâche rien. J’avais d’ailleurs fait sa première partie en 2011 et je l’ai vraiment vécu comme une étape importante ; c’est toujours impressionnant de passer avant des gens que l’on a admiré et écouté chez soi… Je pense qu’elle devient une vraie actrice avec le temps.

- Tes coups de cœurs de l’année qui vient de se terminer ?

J’en ai un énorme : Grimes. J’ai littéralement saoulé tout le monde cette année en parlant à qui voulait l’entendre de son album « Visions ». Non seulement c’est un des meilleurs de 2012 pour moi, mais tout me plaît chez elle : elle est autodidacte, elle est courageuse et défend une autre et belle idée de la féminité, elle est jeune et pleine de ressources…
J’ai aussi découvert et beaucoup aimée Aluna George, Kendrick Lamar, Frank Ocean, et Kate Boy.
laboiteamusiqueinde
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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Lun 31 Aoû - 11:35

Moxie Party
Lilly Wood and the Prick/Total Warr /I am un chien/ Lèche vitrine (djset)+Christine & the Queens
@ Bus Palladium
30 mai 2012


L
‘arrivée au Bus Palladium fut des plus agréables, le son très années 80 avec ce qu’il faut de « trendy feelings » et deux boissons offertes par notre hôte :  l’agence de création digitale Moxie et ses partenaires (Buzzparadize et Deezer). Arrivée en masse, une population jeune et plutôt encline au divertissement, 18-35 ans, avec une forte envie de faire de l’événement un after work percutant et synthétique. Oui, synthétique, et d’ailleurs, l’électro pop de Christine & The Queens nous rappelle que le side chaining (une forte compression des basses et de la rythmique qui amène ce son « fat » comme disent les d’jeuns) est l’évidence de toute soirée dancefloor qui se respecte. Dire que Christine, diablement esseulée sur scène, a fait un super show serait une manière d’oublier qu’on aime la musique avant tout pour décoller « outta space ». La chanteuse a fait ce qu’elle a pu, bravant les affres de la rigidité imposée par le laptop et la bande sonore calibrée. Evidemment, elle a quelque chose, une arme redoutable, ce grain de folie et un univers assez personnel qu’on a du mal à identifier. Pas vraiment La Roux, pas vraiment Florence et ses machines, elle mélange fifties, dans l’allure, et résonances Uffie sans le bricolage et le glitter.




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La Cigale - MaMa Festival
CARMEN MARIA VEGA + TRIXIE WHITLEY + CHRISTINE AND THE QUEENS
25 octobre 2012





Pour la quatrième année d’affilée, le MaMA Festival s’installait, les 25 et 26 octobre, dans le quartier cosmopolite et vivant du 18ème arrondissement de Paris. Le MaMA c’est 2 jours de rencontres et d’échanges entre les professionnels de la musique mais aussi plus de 80 concerts dans les salles mythiques de ce quartier décidément bien ancré dans l’univers musical : la Cigale, la Boule Noire, le Divan du Monde, le Bus Palladium,… autant d’endroits pour savourer le son d’artistes français ou étrangers, confirmés ou en devenir.


Héloise Lhetissier, un petit bout de femme de 22 ans complétement barrée que j’ai découverte il y a un an lors d’un concert privé à l’Institut suédois. Armée de son mac, de ses multiples personnalités et de ses morceaux qui sont de véritables pépites, Christine and The Queens régale le public encore disparate de la Cigale. La demoiselle nous embarque dans son univers avec des titres comme « Drifter », « Narcissus is Back » ou encore « Cripple ». Elle danse, elle joue avec le public. Un régal. Christine and The Queens est « sale mais j’aime ça » comme elle le dit si bien dans « Kiss My Crass ». Et moi aussi ça m’importe peu tant qu’elle continue à nous enchanter…





Spoiler:
 

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Le Théâtre Auditorium de Poitiers

Before le Circuit / Christine and the Queens / Malik

12 Octobre 2012

Poitiers

Le 12 octobre 2012 ce fût le lancement annuel du Circuit, mini-festival poitevin.
Pour commencer cette fin de semaine festive, ce furent Chritine & the queens suivi de près par Malik qui s'y collèrent.



















Du 12 au 14 octobre, d’une étape à l’autre, laissez-vous porter par le rythme du Circuit. Parcourez en trois jours les lieux partenaires du dispositif Carte Culture, du TAP au Musée Sainte Croix, de l’Auditorium Saint-Germain au Lieu Multiple, sans oublier le Confort Moderne où vous attendent une salve de concerts rock et une Culture Club dédiée aux musiques électroniques.




Il y a parfois des évidences, Christine et ses queens en sont une ! Il n’y a qu’à écouter sur ces quelques extraits de concert la puissance de la voix sortir de cette frêle jeune fille ! La présence très physique sur scène, la manière de s’emparer simplement du public qui ce soir-là était captivé par Christine, ses histoires d’ego, de beauté et de crasse.
Christine et ses reines de nuit signées sur aucun label (et ça ne va pas durer !) mais taillées pour la scène, faisaient escale au TAP pour l’ouverture du Circuit avant de repartir sur des routes qui nous en sommes certains, seront pavées d’or et de crasse.


A 23 ans, Christine and the Queens fait une entrée remarquée dans la chanson. Avec sa voix suave, des rythmiques jacksoniennes et des envolées mélodiques à la Kate Bush cette femme-orchestre bouscule joliment la pop française. Elle invente sa propre voie neuve et captivante, une pop électronique universelle, résolument tubesque, sans jamais renoncer à l’exigence d’une esthétique fouillée. Seule devant son public, avec son ordinateur pour instrument, elle occupe tout l’espace, avec grâce, humour et une extravagance digne de Klaus Nomi.








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La Vapeur - Dijon


25 novembre 2014






Ce mardi 25 novembre 2014, il y avait comme une affluence de chaleur humaine à La Vapeur. Rien d’étonnant pour la salle de concert dijonnaise puisqu’elle recevait ce soir-là, une invitée de choix : la formidable Christine And The Queens.

Chaleur humaine donc dans ce public venu, parfois de loin, pour voir la prestation à la fois sonore et scénique de la grande Dame. Il faut dire qu’en plus d’être chanteuse auteur-compositrice-interprète Héloïse Letissier – de son vrai nom – a plus d’une corde à son arc. Diplômée de normal sup en étude théâtrale – art dans lequel elle excelle – elle est connue pour son incroyable talent de danseuse et de performeuse. Et elle en fait la preuve dès son entrée sur scène, qu’elle entreprend de dos, accompagnée de part et d’autre par Léo et Diablo, ses danseurs. D’entrée de jeu avec Starshipper, Christine donne le la de ce que tout le concert sera: une tentative émérite et réussie de créer une pop contemporaine, entre chanson française aux textes raffinés et un r’n’b assumé – d’ailleurs elle revendiquera plusieurs fois le fait de s’inspirer de Beyonce et dansera à la manière de Michael Jackson – qui flirte tantôt avec un disco minimal, tantôt avec une électro très dream pop. Le tout en mêlant savamment ses deux langues de prédilection l’anglais et le français.
S’en suivent dans la même énergie dansée/chantée Half Ladies et It, des titres sublimés par des boucles de dream pop tamisées. Y interviennent des refrains chantés par Christine elle-même dont la voix est décuplée, fragmentée en trois. Puis vient Science Fiction, un titre très expérimental à la manière de Laurie Anderson, avec des gimmicks multimédias aux sons électroniquement modifiés, des notes de synthé préenregistrées et une basse en fond qui bat le rythme. Le public est bouillant et c’est le moment des reprises pour la chanteuse, celles de titres soul de Marvin Gaye, de Paradis Perdu de Christophe – qu’elle a réussi à faire sienne et très très pop pour son album Chaleur Humaine – et de Photo Souvenir de William Sheller – rendue toute synthé pop par un traitement logiciel avec un rythme saturé à la basse.



Et soudain c’est le climax : la chanteuse entonne ses titres tubesques –  Christine, chanson pendant laquelle elle sort de sa poche de la poudre d’or avec laquelle elle se maquille, Narcissus Is Back et Saint Claude – . Le public répond par de fougueuses acclamations en applaudissant à tout rompre. Elle conclue avec brio sur Here, titre à la pop bilingue sur lequel la foule se déchaîne dans une transe euphorique et quitte la scène. C’était sans compter les deux rappels demandés expressément par un public insatiable et comblé à la fois. Elle chante alors  a capella Safe And Holy, sur un rythme frappé tout du long par la foule. Les applaudissements fusent alors qu’elle vient de quitter une seconde fois la scène après Nuit 17 à 52. Christine revient alors donner de La Chaleur Humaine et le public répond par un tonnerre d’applaudissements qui dit longue vie à la reine !



Setlist:

. Starshipper
. Half Ladies
. Science fciton
. Transition Marvin Gaye
. Paradis Perdus
. Photo Souvenirs
. Christine
. Amazoniaque
. Narcissus Is Bach
. Ugly Pretty
. Dessassossego
. Loving Cup
. Here


. Safe And Holy ( a capella)
. Nuit 17 à 52
. Chaleur Humaine


Photos – Clémence Mesnier.



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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Mar 1 Sep - 12:54

encore ! encore ! Smile
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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Mar 15 Sep - 21:46

Je suis tombée par hasard sur cette vidéo en écoutant des chansons de La Grande Sophie, alors je la partage pour les fans de la miss ( désolée si elle a déjà été postée, j'ai pas eu le courage de tout relire   )

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MessageSujet: Re: CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.   Aujourd'hui à 23:21

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CHRISTINE & THE QUEENS - Queen of Pop.
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