Je viens de le voir avec ma soeur (qui encore une fois après un film d'horreur essaye de fuir au maximum les recoins sombres...^^).
Et je n'ai pas été très transporté (heureusement qu'il y avait ROC ^^).
Enfin pour avoir vu le premier hier (d'ailleurs l'apparition de Lucy est plus que subliminale, j'exagère mais bon), j'ai pu un peu les comparer.
Le premier (malgré la énième critique de "film pour ados", ça veut rien dire ça pour moi mais bon) occulte très bien la peur de l'enfance. Le Boogeyman est identifié à plusieurs éléments qui entourent l'enfant et qui, dans un contexte particulier (la nuit, quand il fait noir, etc...), l'effraient.
Donc le premier approfondit relativement bien ce côté. Même si ça vire dans le surnaturel, c'est ce qu'il fallait. C'est le vilain croque-mitaine ^^
Par contre le 2... Bon deux choses positives tout de même :
- même si les personnages du second volet n'ont rien à voir avec le premier, les scénaristes ont introduit une façon de savoir ce qu'il s'est passé après la fin du premier volet pour le personnage principal de ce film (ce qui amène à mon deuxième point positif)
- là il est bien question de la santé mentale des personnages (quelle meilleur endroit qu'un centre psychiatrique ^^). Cela nous amène donc à douter : le Boogeyman existe-t-il alors ? Ou est-ce une pulsion intérieure, une deuxième personnalité, qui nous pousse à commettre l'irréparable ? Voilà le bon point du film.
Mais pour répondre à cette question, le fait que la psychiatre (ROC pour ceux qui n'ont pas suivi

^^) devienne finalement la plus atteinte n'est pas le fruit du hasard. La barrière est mince entre le réel et l'irréel, la rationnalité et la folie. Ce qui pousse à douter de l'existence du Boogeyman.
Mais ce qui m'a déplu dans ce film, c'est que ce côté psychologique très intéressant soit décoré d'une extermination de masse digne des petits téléfilms à "frissons" aux scénarios téléphonés (y'a de l'orage, on prend un autostoppeur, la radio annonce un détraqué sorti de l'asile, et couic on se fait zigouiller...).
Et puis le Boogeyman est ridicule. Pas par le design de la bête ^^ (parce que à vrai dire j'ai ça devant moi je me dis quand même que je suis peut être dans la m****). Mais il est pas crédible, si on compare avec celui du 1.
Bon là je mets en spoiler parce que ça dévoile la fin (un petit peu) :
| Spoiler: |
| | Certes c'est le frère de l'héroïne, donc un homme le tueur. Donc il ne pouvait pas avoir tout ces pouvoirs. Mais c'est ce qui apportait du frisson. Dans le premier volet, notre cher Boogeyman pouvait s'insinuer partout. Où que l'on soit, il pouvait y être. Alors que là... c'est une sorte de Predator (il ne manquait plus que la vision infrarouge). Bon d'accord ça amène encore plus au côté psychologique : le frère ayant tellement été effrayé par le meurtrier de ses parents (qu'il qualifie être le Boogeyman) qu'il en a fait une fixation... Et sa guérison : accepter que ce qui l'effrayait tant était en fait une part entière de sa pesonnalité (il se prend pour le Boogeyman en clair). |
Fin du spoiler.
Et puis dernier détail qui décrédibilise le Boogeyman : il est high-tech ^^
Enfin pas à ce point là mais il a tout un arsenal de gadgets, incroyable pour un monstre de placard... Si ça, ça nous fait pas deviner ce que j'ai mis en spoiler...
Le premier volet (quoi ? encore ?) était mieux sur les meurtres : on ne les voit pas. Tout réside là dedans : ne pas voir. Ainsi l'imagination vagabonde sur ce qu'il peut se passer dans ce placard (bon d'accord on voit quelques trucs mais pas la mise à mort).
Dernière petite chose : d'accord il est un peu gore, mais y'a déjà eu bien pire. Celui là est tout gentillet ^^
Mais ça reste tout de même un film sympathique à voir (mais pas transcendant non plus... sauf ROC ^^).
Merci, si vous m'avez lu ^^