Vous dites que dans la série, on nous donne une représentation des dieux visuelle mais je viens à souligner dans mon propos les incohérences issues de vos propos.
Les dieux grecs et hindoux sont représentés par une image matérielle et ,au touchant humain donc ils possèdent une représentation quasi-humaine (il peut y avoir des mélanges avec quelque animal ...).
Cependant, le dieu unique prôné par Eli et ses disciples est immatériel et ne possède aucune image ou icône (cf. la religion chrétienne, le judaïsme ( pour ne citer qu'eux) Dieu est une représentation spirituelle et non matérielle (regardez le film " Les dix Commandements"), il n'a pas d'image. On passe pour représenter ce dieu, par le fils (Jésus), image humaine d'une alliance, d'une rencontre entre le divin et l'humain.
Pour moi, les Djiins de Najara suivent ce schéma. On ne les voit pas mais elle entend les voix tout comme Jesus qui a reçu la parole de son père et il est le seul à pouvoir entendre ce message. C'est Jesus qui passe le message à l'humain tout comme Najara passe le message des Djiins aux humains.
Tout cela pour dire que si pour vous entendre des voix, c'est être fou, vous pouvez cataloguer de suite Jésus du même terme ... C'est pour dire, qu'il faut éviter d'aller à de telle extrême dans le vocabulaire et la définition d'un état qui est loin de nous être expliqué par cette volonté de rendre les choses accesibles donc scientifiques.
Pour en revenir à notre chère Najara, je pense qu'il s'agi d'un des personnages les plus charismatique de toute la série. Elle possède toute l'ambivalence d'un être humain : je tend aussi à faire remarquer que même si on reçoit un message d'une autorité supérieur (spirituelle dans le cas présent), la conscience propre à la personne à aussi son rôle dans sa prise de décision. C'est bien cela qui rend le personnage de Najara pertinant car c'est l'image d'un être humain : poussée enrtre ses aspirations et ses idéaux.
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Voici que le regard de la Bête se posa sur la Belle,
Et la Belle arrêta son geste
Depuis ce jour,
La Bête fut comme morte [King Kong]